Caen [Vu sur le web] En Normandie, les prix de l'immobilier sont en chute libre

Quatrième année de baisse des tarifs du marché immobilier en Normandie, en 2015. Un marché favorable aux acheteurs : les bonnes affaires se multiplient avec des baisses de 6 à 10%.

Mise à jour : 31/08/2015 à 14:09 par Solène Bertrand

À Caen (Calvados), le prix dans l'ancien est en baisse. Les tarifs ont chuté de 20% en 2014. (©Fotolia. Olivier Rault)
À Caen (Calvados), le prix dans l'ancien est en baisse. Les tarifs ont chuté de 20% en 2014. (©Fotolia. Olivier Rault)

En Normandie, l’immobilier est en berne. Le secteur est en crise, fragilisé par une nouvelle baisse. En 2015, les prix ont chuté et les biens proposés à Caen (Calvados), Rouen et Le Havre (Seine-Maritime), même en centre-ville, ont connu une baisse de 6 à 10%. « Les prix dévissent dans l’arrière-pays et le long du littoral, deux secteurs plombés par un fort ralentissement des ventes de résidences secondaires », indique L’Express qui consacre un dossier à un marché immobilier en plein marasme.

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Des prix abordables et des remises exceptionnelles

Calvados ou Seine-Maritime, le marché immobilier dégringole un peu partout en Normandie. Les baisses de vente des biens se poursuivent. Une aubaine pour les acheteurs potentiels, mais une véritable catastrophe pour les vendeurs et agents immobiliers qui voient les montants des transactions chuter. Ainsi, le centre-ville historique de Caen (Calvados), prisé et réputé, devient abordable :

Après avoir résisté pendant trois ans, les tarifs de l’ancien y ont chuté de près de 20% l’an dernier, le prix moyen passant sous la barre des 2 500 € le mètre carré. À proximité du château de Guillaume le Conquérant, un jeune couple a pu acheter un 2 pièces à rafraîchir pour moins de 1800 € le mètre carré, raconte L’Express.

Au Havre, où les prix pour les biens situés sur le front de mer se maintiennent, et à Rouen, où le quartier de la gare demeure très demandé, les quartiers excentrés enregistrent de fortes baisses.

À Aplemont ou dans le quartier de Soquence, les primo-accédants du Havre dénicheront facilement des pavillons à moins de 150 000 euros. Avenue de la Pommeraie, de jeunes actifs ont même dégoté une maisonnette de 70m2 avec un petit jardin pour 84 000 €. À Rouen, les tarifs sont à la baisse, la moyenne dans l’ancien s’établissant aux alentours de 2100 € le mètre carré. (…) Dans le sud, dès que l’on s’éloigne des berges de la Seine, les prix s’effondrent, les acquéreurs n’hésitant plus à négocier des ristournes monumentales. Souvent avec succès : sur la rive gauche, non loin du centre commercial Saint-Sever, un 90m2 proposé à 160 000€ a été cédé récemment à… 128 000 €.

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Les résidences secondaires : un bien peu convoité

Côté résidences secondaires, c’est la douche froide également. Le nombre de ventes dans ce secteur spécifique a baissé de moitié, le long du littoral de Normandie. Fécamp et Dieppe (Seine-Maritime) ne séduisent plus. Un professionnel de l’immobilier fécampois confie qu’un bien acquis en 2005 enregistre une moins-value d’environ 20% par rapport au prix d’achat. Et les chiffres sont éloquents : « À quelques kilomètres de Dieppe, vers la belle forêt domaniale d’Eawy, une jolie demeure estimée à 1,1 million d’euros en 2012 s’est vendue récemment 700 000 euros. Une sacrée ristourne », conclut l’hebdomadaire. Dans un contexte économique difficile, la résidence secondaire n’est plus l’épargne idéale pour des acheteurs en proie aux doutes et toujours en attente d’une relance. En Normandie, les prix reculent de 20 à 25% et le nombre de biens proposés à la vente est conséquent. Seuls les biens en bon état et ayant une bonne localisation parviennent à trouver preneur.

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