Rouen Voiture renversées, vitres brisées... une rue ravagée à Rouen : un habitant témoigne

En marge de la manifestation en soutien à Théo, vendredi 17 février 2017, une rue de Rouen (Seine-Maritime) a été la cible de casseurs. Florian, un habitant, a déposé plainte.

Mise à jour : 20/02/2017 à 16:37 par Raphaël Tual

Une trentaine de casseurs ont causé plusieurs dégradations dans la rue du Petit-Quevilly à Rouen (Seine-Maritime), vendredi 17 février 2017. (photos envoyées par un lecteur)
Une trentaine de casseurs ont causé plusieurs dégradations dans la rue du Petit-Quevilly à Rouen (Seine-Maritime), vendredi 17 février 2017. (Photos envoyées par un lecteur)

Trois jours après l’événement, les stigmates du saccage étaient encore visibles, avec des bouts de verre sur la chaussée. Vendredi 17 février 2017, la rue du Petit-Quevilly, à Rouen (Seine-Maritime) a subi les pulsions de casseurs, en marge de la manifestation de soutien à Théo.

Des heurts ont éclaté entre manifestants et police, lors du rassemblement quartier Saint-Sever, vendredi 17 février 2017, à Rouen. D’après la police nationale, le mouvement a regroupé environ 150 manifestants. Les forces de l’ordre ont procédé à 14 interpellations.

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Des voitures renversées sur le flanc

Peu après 19h, selon des témoins, un groupe d’une trentaine de personnes a surgi dans la rue du Petit-Quevilly. Il a alors tout saccagé sur près de 300 mètres, jusqu’à l’avenue Jean-Rondeaux. Deux voitures ont été renversées sur le flanc, 12 vitres ont été brisées et cinq pare-brise détruits, sans compter les poubelles renversées. « Le soir-même, j’ai aidé la police à remettre les voitures sur leurs quatre roues », précise Florian, un habitant.

Lui, a eu sa porte d’entrée fracturée. Les casseurs en ont profité pour pénétrer dans sa cuisine en travaux et voler une masse, un pied de biche, son lapidaire et une visseuse. « Ils ont dû utiliser mon matériel pour casser d’autres biens », pense Florian. Ce locataire a déposé plainte pour sa porte fracturée et son matériel volé.

Des organisateurs dépassés

Les organisateurs du rassemblement ont condamné par voie de communiqué, les violences et ont avoué avoir été débordés. « Nous estimons avoir été dépossédés de ce pourquoi nous étions présents par des personnes complètement indignes des victimes », a indiqué le collectif Intifada 76.

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