Rouen Visite (prévue) de François Hollande : un tableau caché ?

Insolite. L’annonce initiale de la venue de François Hollande au musée des beaux-arts de Rouen, dimanche, aurait entraîné un aménagement pour « cacher un tableau religieux »...

Mise à jour : 26/04/2013 à 10:35 par Briac Trébert

Une délégation protocolaire a demandé un aménagement plutôt insolite au musée des beaux-arts de Rouen, pour le venue (prévue) de François Hollande. (Illustration : Flickr/cc/Jason Whittaker)
Une délégation protocolaire aurait demandé un aménagement plutôt insolite au musée des beaux-arts de Rouen, pour le venue (prévue) de François Hollande. (Illustration : Flickr/cc/Jason Whittaker)

François Hollande devait être à Rouen dimanche 28 avril pour inaugurer le festival Normandie Impressionniste. Finalement, il ne viendra pas. Néanmoins, trois ministres (peut-être deux) feront le déplacement au musée des beaux-arts de Rouen : Valérie Fourneyron, Aurélie Filippetti (qui pourrait ne pas venir non plus selon Europe 1, qui cite son cabinet) et Laurent Fabius.
C’est « l’effervescence » au musée, relate France 3 Haute-Normandie, qui raconte que l’annonce initiale de la venue du président de la République a entraîné une visite d’une délégation protocolaire, « qui a demandé des aménagements », plutôt insolites.

Une immense bâche pour recouvrir le tableau !

Découvrant que François Hollande devait prononcer un discours devant une immense toile « représentant une scène à caractère religieux, et devant l’impossibilité technique de déplacer ce tableau », l’entourage du chef de l’État aurait ainsi demandé aux employés du musée de tendre une immense bâche bleue, selon France 3.
« Une tâche complexe et délicate », qui, finalement, ne servira pas au président, poursuit la télévision régionale.

Le Martyre de Saint-Agnès

Le Martyre de Saint-Agnès, cette oeuvre monumentale de Joseph-Désiré Court (1797-1865) qui orne le jardin des sculptures du musée des beaux-arts de Rouen (notre photo) ne verra pas l’inauguration de l’exposition Éblouissants reflets, dimanche, confirme, sur son site internet, Paris-Normandie, vendredi 26 avril.
Mais « c’est une volonté du musée », relate le quotidien régional. Cette intervention ne serait donc pas, selon le musée des beaux-arts, « une demande de l’Élysée pour éviter que le président François Hollande ne prononce son discours devant un tableau à caractère religieux ».