Caen VIDÉO. Plus de 40 caméras à Caen. Où est visionnée la vidéosurveillance ?

Lundi 18 janvier 2016, la Ville de Caen (Calvados) a présenté, pour la première fois, son tout nouveau Centre de supervision et de commandement. Notre reportage, en vidéo.

Mise à jour : 20/01/2016 à 10:32 par Lou Benoist

Le Centre de commandement et de surveillance, à Caen (Calvados) (©LB)
Le Centre de commandement et de surveillance, à Caen (Calvados) (©LB)

Janvier 2016, la Ville de Caen (Calvados) est désormais équipée de trois caméras de vidéosurveillance dans le quartier de la gare, et dans le secteur du château. Des caméras qui sont directement reliées à un nouveau Centre de supervision et de commandement (CSC), où collaborent Police nationale et municipale. Ces installations avaient été promises dans le cadre d’un renforcement de la sécurité de la Ville :

Ce centre de commandement (situé dans les locaux de la police municipale, à proximité de l’Hôtel de Ville) permet de veiller à la sécurité de chacun, mais aussi de retrouver plus facilement les personnes qui auraient commis des délits d’une certaine gravité », se félicite Philippe Lailler, adjoint à la sécurité à la Ville de Caen.

> Lire aussi : Vidéosurveillance à Caen. Les premières caméras installées sur le port et à la gare

Notre reportage vidéo de la visite du CSC :

48 caméras seront installées à Caen

Au total, 48 caméras de vidéosurveillance seront installées « dans les prochains mois, sur le territoire », annonce la Ville. Un matériel qui sera relié, en temps réel, à « un mur d’images » dans ce Centre de supervision et de commandement de la Police municipale. Jour et nuit, une dizaine de policiers se relaieront aux postes de surveillance.
Le projet aura coûté un million d’euros toutes taxes comprises, dont un peu moins de 400 000 euros de subvention de l’État. Une aide qui avait été annoncée par Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, lors de sa visite en mai 2015.

Ce qu’il faut savoir
« Afin de renforcer la coopération déjà existante entre les polices municipale et nationale, un report d’images (en temps réel uniquement) est prévu à l’Hôtel de Police (rue du Dr Thibout de la Fresnaye).
Seuls les espaces publics sont filmés. À Caen, les données seront conservées pendant 15 jours (contre 30 jours maximums prévus par la loi) avant d’être automatiquement détruites.
Ces caméras « sont un moyen de dissuasion efficace pour lutter contre la délinquance dont les objectifs sont multiples », insiste la Ville, qui liste :
« ·         Prévenir les atteintes aux personnes et aux biens notamment dans les secteurs où des faits de délinquance sont les plus souvent constatés
·         Faciliter la résolution d’enquêtes en cas de commission d’actes délictueux
·         Constater les dégradations en temps réel,
·         Sécuriser les interventions de la police municipale »
« Le positionnement des caméras est validé en amont par la préfecture. Elles sont installées principalement sur des mâts ou des candélabres dont la Ville de Caen est propriétaire, tout comme la fibre optique par laquelle transitent les données », précise la Ville.
Au total, quatre opérateurs titulaires (deux le jour et deux la nuit) et quatre opérateurs remplaçants travaillent par roulement au CSC. « Des garde-fous sont mis en place pour prévenir d’éventuels comportements déviants », souligne encore la Ville, qui liste :
« ·         La présence d’un superviseur, chargé de vérifier quotidiennement que les opérateurs agréés ne se prêtent à aucune dérive.
·         Le masquage automatique si un zoom est effectué sur une habitation, afin de protéger la vie privée des habitants.
·         La création d’un comité d’éthique qui veillera au respect des lois et des règlements et sera constitué de membres de la majorité, de l’opposition, des représentants de la police nationale, de la préfecture, du parquet….
·         La possibilité d’intervention de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) à tout moment dans la structure pour contrôler le CSC.
·         Un règlement intérieur signé par tous les agents et qui prévoira des contraintes pour garantir le respect des règles imposées par la législation (ex : interdiction d’avoir un smartphone ou une tablette ».
L’exploitation à posteriori des images enregistrées ne peut avoir lieu qu’avec l’accord du directeur de la police et de la Sécurité urbaine de la ville, ou son représentant, suite à une réquisition judiciaire. Un premier registre dédié aux extractions effectuées est conservé au sein de la structure. Un second, recense toute entrée et sortie de personnes dans le centre.

> Lire aussi : Réunification de la Normandie. Bernard Cazeneuve à Caen et Rouen, ce qu’il a dit

Joël Bruneau, (Maire de Caen), Jean-François Papineau (DDSP), Philieppe Lailler (Adjoint à la sécurité de la Ville)
Joël Bruneau (maire de Caen), Jean-François Papineau (directeur de la Direction départementale de la sécurité publique) et Philippe Lailler (adjoint à la sécurité de la Ville)

Nous vous rappelons qu'en envoyant votre commentaire vous acceptez de respecter la charte de modération. Vous êtes pénalement responsable de vos écrits.