Le Havre VIDEO. Déchéance de nationalité, état d'urgence. Pourquoi le maire du Havre est contre

Le député-maire du Havre, Édouard Philippe, a une nouvelle fois affirmé, mardi 2 février 2016, sa position contre la réforme de la Constitution, et la déchéance de nationalité.

Mise à jour : 02/02/2016 à 19:36 par Valentine Godquin

Edouard Philippe affirme sa position contre la réforme constitutionnelle et la déchéance de nationalité. (Photo : capture d'écran Public Sénat)
Édouard Philippe, le député-maire du Havre affirme sa position contre la réforme constitutionnelle et la déchéance de nationalité. (Photo : capture d'écran Public Sénat)

Édouard Philippe, député-maire Les Républicains du Havre (Seine-Maritime), ne signera pas la réforme de la Constitution, ni le texte de loi sur la déchéance de nationalité, et l’affirme haut et fort. Dans une intervention sur le plateau de Public Sénat, l’élu proche d’Alain Juppé émet des doutes sur la validation de ces textes.

« Ça ne sert à rien ! »

Interrogé sur Public Sénat, l’élu havrais n’a pas mâché ses mots sur la révision de la Constitution, qui doit être discuté dès vendredi 5 février 2016 à l’Assemblée nationale, tout comme la question de la déchéance de nationalité. « Le grand n’importe quoi continue », déclare-t-il, avant de préciser qu’une réforme constitutionnelle « ce n’est pas quelque chose que l’on fait sur un coin de table ».
Pour ce dernier, le débat public est « saturé » par la question sur la déchéance de nationalité, qui « ne sert à rien ».

L’intervention d’Édouard Philippe, sur Public Sénat :

C’est un symbole, un mauvais symbole.»

Estimant que la constitutionnalisation de l’état d’urgence n’a aucun sens, « ni aucun intérêt dans la lutte contre le terrorisme », il affirme ainsi sa volonté de ne pas voter ces textes.

Je ne voterai pas ce texte parce qu’il ne sert à rien. [...] Je ne sens pas ce dossier avancer sur de bons rails.»

Ces affirmations confirment la position du député-maire sur la question. Il avait déjà signé une tribune avec une vingtaine d’élus Républicains, contre la réforme de la Constitution. Pour Édouard Philippe, le vote en Conseil constitutionnel relève de l’illusion, et ne semble pas acquis. « Je n’ai pas pris mon billet de train pour aller à Versailles », annonce-t-il…

 

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