Le Havre Plan social à Sidel, près du Havre. Après cinq mois de lutte, un accord signé

Un accord a été signé entre les représentants du personnel et la direction de l'usine Sidel, près du Havre, vendredi 12 février 2016. Un accord salué de façon unanime.

Mise à jour : 13/02/2016 à 10:51 par Valentine Godquin

Les accords ont été signés après cinq mois de lutte et de négociations. (photo archives)
Pendant cinq mois, les salariés d'usine Sidel à Octeville-sur-Mer, près du Havre (Seine-Maritime) s'étaient mobilisés (Photo d'archives)

Après cinq mois de lutte, et de mouvements de grève, un accord a été signé, vendredi 12 février 2016, entre la direction de l’usine Sidel, à Octeville-sur-Mer, près du Havre (Seine-Maritime), et les représentants du personnel. Dans cette entreprise, leader mondial des équipements pour le conditionnement des liquides alimentaires, les deux parties ont su trouver les termes d’un accord à signer.

Satisfaction pour la direction

Les accords entre Sidel et les syndicats devaient répondre à une volonté tenace des représentants syndicaux de limiter le nombre de suppressions de postes. Après plusieurs mois de négociations, cet accord est salué, par la direction de Sidel.

Nous allons communiquer plus en détails sur les termes de cet accord lundi 15 février 2016 », déclare une porte-parole de Sidel. « On peut d’ores et déjà dire que tout le monde est content.

Des négociations âpres, jusqu’au bout

Sur la page Facebook de la CGT Sidel, la célèbre chanson We are champions de Queen a été posté, vendredi 12 février, en fin d’après-midi :

QUEEN – We Are The ChampionsJ’ai payé mes dûsHeure après heureJ’ai fait ma sentenceMais commis aucun crimeEt les…

Posté par Cgt-Sidel-Octeville sur vendredi 12 février 2016

Pour Reynald Kubecki, ces accords ont cependant été signés dans la douleur, au prix de dernière négociations âpres, qui ont semé le doute, jusqu’à la dernière minute.

La semaine dernière, nous avons négocié avec la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) sur le nombre de postes supprimés, et un accord majoritaire cadrant sur le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Les conditions initiales de la direction ont été revues à la baisse, et elle a conditionnée ces discussions sur 92 emplois qui seraient supprimés. Elle voulait un accord majoritaire, à tout prix.

Mais, les quelques jours précédents la signature de cet accord entre les deux parties, la tension a remonté d’un cran. « Le mardi matin, la direction a fait savoir qu’il y avait un veto du groupe sur les 92 postes supprimés au maximum. Jusqu’à mercredi 10 février, au soir, l’intersyndicale a claqué la porte. »

Nous avons des contacts avec la Direccte en disant que la direction a été malhonnête cette semaine, et la Direccte a mis la pression. Ils sont finalement revenus sur les accords de fin de conflit, jeudi matin et vendredi soir, nous avons relu et signé les 135 pages de l’accord.

Deux à trois semaines d’attente

Il faut désormais attendre deux à trois semaines avant que la Direccte donne son avis sur ces accords, avant le lancement du plan de départs volontaires, qui se déroulera sur deux mois. « Nous demeurons mécontents sur ce projet de licenciement économique qui est la conséquence de décisions stratégiques du groupe , regrette Reynald Kubecki.

Nous restons persuadés que l’impact social est désastreux, par cette destruction de l’emploi industriel.

Ce dernier s’avoue toujours inquiets, concernant « le risque de licenciements secs ». Dès le 19 février 2016, les syndicats ont obtenu l’ouverture d’un espace info conseil, par le cabinet de reclassement, avant le lancement du plan de départs volontaires. Si 92 postes sont bel et bien supprimés, l’usine Sidel d’Octeville-sur-Mer perd environ 13 % de son personnel.

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