Argentan Un détenu d'une prison de Normandie s'évade pendant un enterrement

Deux détenus se sont évadés à Saran, près d'Orléans, lors des obsèques de leur frère, vendredi 11 mars 2016. L'un d'entre eux est un détenu d'Argentan (Orne).

Mise à jour : 11/03/2016 à 19:12 par Manon Loubet

Un détenu d'Argentan (Orne) a profité de l'enterrement de son frère à Saran (Loiret), près d'Orléans, pour s'évader, vendredi 11 mars 2016. (Photo : Journal de l'Orne)
Un détenu d'Argentan (Orne) a profité de l'enterrement de son frère à Saran (Loiret), près d'Orléans, pour s'évader, vendredi 11 mars 2016. (Photo © Journal de l'Orne)

En début d’après-midi, vendredi 11 mars 2016, trois frères détenus, qui avaient obtenu une permission, se rendent aux obsèques de leur quatrième frère, à Saran (Loiret), près d’Orléans. L’enterrement se déroulait dans un camp d’une communauté de gens de voyage. Deux des trois détenus ont profité de la foule amassée autour du corps, soit environ 400 personnes, pour prendre la fuite. L’un des fuyards était emprisonné au centre de détention d’Argentan (Orne). Il lui restait une peine de deux ans à purger.

Le détenu d’Argentan était accompagné de deux surveillants en civil, qui n’étaient pas armés », précise Emmanuel Baudin du syndicat FO pénitentiaire. « Imaginez s’il y avait eu un mouvement de foule ou un quelconque débordement, cela aurait pu être grave. C’est mettre les surveillants de prison en danger ! »

La permission de sortie du détenu d’Argentan avait été délivrée par le juge d’application des peines. Mais le parquet d’Argentan s’y était opposé. « Nous considérions que l’individu était susceptible de s’évader », souligne le procureur de la République d’Argentan, Hugues de Phily. Vendredi 11 mars 2016, à 19h, les deux hommes n’avaient toujours pas été retrouvés par les forces de l’ordre. L’enquête est désormais entre les mains du procureur de la République d’Orléans.

  • Plus d’infos à venir sur Normandie-Actu.

Nous vous rappelons qu'en envoyant votre commentaire vous acceptez de respecter la charte de modération. Vous êtes pénalement responsable de vos écrits.