Notre-Dame-de-Bliquetuit Un cyberjihadiste de Seine-Maritime condamné à cinq ans de prison

La cour d'appel a confirmé la condamnation à cinq ans de prison d'un habitant de Seine-Maritime, accusé d'association de malfaiteurs en vue de préparation d'actes de terrorisme.

Mise à jour : 08/09/2015 à 18:17 par La Rédaction

La cour d'appel de Paris a confirmé, mardi 8 septembre 2015, la condamnation à cinq ans de prison d'un Haut-Normand, accusé de jihadisme. ©Fotolia.
La cour d'appel de Paris a confirmé, mardi 8 septembre 2015, la condamnation à cinq ans de prison d'un Haut-Normand. ©Fotolia.

Lundi 19 janvier 2015, s’ouvrait le procès de Fahd J., un cyberjihadiste de Haute-Normandie, à Paris. L’homme, âgé de 36 ans, résidant à Notre-Dame-de-Blicquetuit, près de Caudebec-en-Caux (Seine-Maritime) avait été arrêté en 2013. Très actif sur internet, il encourait six ans de prison : il était soupçonné d’avoir envisagé de mener des actions violentes sur le terrain marocain, son pays d’origine, qu’il décrit comme le pays de « l’immoralité » et de « l’impudicité ».

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Il avait été condamné à cinq ans de prison et à l’interdiction définitive du territoire français par le tribunal correctionnel de Paris, en février 2015. Mardi 8 septembre 2015, la cour d’appel a confirmé cette condamnation à cinq ans de prison, rapporte Le Parisien.

« Tout ça, c’est fictif »

L’homme passait beaucoup de temps sur le net, regardant des vidéos jihadistes et des scènes de décapitations. Sur les forums, il disait vouloir passer à l’acte et cherchait à rassembler une « katiba » (une brigade) de 100 hommes. Lors de son procès, il avait fait valoir qu’il n’était pas passé à l’action et qu’il ne l’aurait jamais fait. « Tout ça c’est fictif », avait-il déclaré devant la cour d’appel, précise Le Parisien.

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Dans son réquisitoire à l’audience du 30 juin 2015, l’avocat général avait insisté sur les « thèses extrémistes » soutenues par le prévenu, et souligné son « goût démesuré pour les armes, les actions violentes et morbides».

Un calendrier défavorable

Jugé une première fois après les attentats de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, et une seconde fois, après l’attaque contre une usine en Isère, le 26 juin 2015, l’homme aurait pâti d’un certain climat, selon son avocate, qui précise que son client n’avait aucune volonté de faire le jihad armé.

Me Laguens avait décrit son client comme « quelqu’un qui parle beaucoup », qui « joue un petit peu les caïds », « les émirs », mais n’avait aucune volonté de partir faire le jihad armé, n’avait ni réseau, ni infrastructure, ni matériel.

L’homme avait fait appel, motivé par l’interdiction du territoire prononcée en première instance. La cour d’appel de Paris a confirmé la condamnation à cinq ans de prison, assortie d’une interdiction définitive du territoire français.

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