Lisieux En Normandie, cette usine en vente sur Le Bon Coin

Une usine désaffectée de Lisieux est en vente depuis début février 2016 sur Le Bon Coin. Rachetée en 2007 par une société parisienne, les projets immobiliers n'ont jamais abouti.

Mise à jour : 21/02/2016 à 09:08 par La Rédaction

L'ilôt Castres, en vente sur le Le Bon Coin, évoque le passé industriel de Lisieux.
L'îlot Castres, en vente sur Le Bon Coin, évoque le passé industriel de Lisieux (Calvados).

4 500 m2 de surface tertiaire, quasiment deux siècles d’histoire et de présence sur une petite île le long de la Touques, à Lisieux (Calvados). L’usine Castres était l’un des fleurons de l’activité industrielle de la ville, jusqu’à sa fermeture, en 2006. Racheté en 2007 par une société immobilière de la région parisienne, le site est finalement remis en vente sur le site internet Le Bon Coin.

Un projet abandonné

Quand les locaux de l’usine Castres avaient été achetés, en 2007, par la société immobilière De Watou, basée à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), un projet immobilier avait été imaginé pour occuper les lieux, rappelle Le Pays d’Auge.

Nous avions un projet immobilier avec des associés, et, depuis, l’histoire a traîné, et les associés sont partis sur d’autres projets », explique le groupe De Watou, à Normandie-actu. « Nous avons décidé de racheter les parts des associés pour ensuite revendre le bâtiment.»

Montant de cette transaction : 300 000 euros. Le même prix qu’en 2007, à l’achat du site. « Nous sommes prêts à étudier toutes les offres qui nous serons faites. Nous nous donnons une année pour réaliser cette vente. »
Pour la société immobilière, cette remise en vente de l’usine Castres est une façon de réduire des dépenses, vaines. Depuis l’acquisition de cet îlot immobilier, une taxe foncière est en effet payée chaque année, sans possibilité de retour sur investissement.

Un immeuble inventorié, mais pas protégé

Les futurs investisseurs doivent s’attendre à réaliser de gros travaux. Situé sur une petite île, le bâtiment compte trois niveaux et peut offrir des perspectives intéressantes pour les acheteurs.
Inventoriée sur la base Mérimée des monuments historiques, l’usine, construite à partir de 1828, n’est cependant pas protégée. Selon la fiche descriptive de la base Mérimée, le bâtiment a été construit « par Vasseur, Gillotin et Bivel vers 1828, au nom d’Auguste Vimont ». Une fabrique destinée à l’industrie textile y est ajoutée en 1830, avant d’agrandir le site vers 1871.
L’usine sera principalement dédiée à cette industrie, jusqu’en 1956. Durant cet âge d’or, l’usine lexovienne comptait une quinzaine de machines, en 1844, produisant annuellement dix millions de broches et 10 000 peignes à tisser.

L’usine textile était équipée de sept machines à effilocher en 1918, de 4 000 broches, 52 métiers et huit machines à fouler en 1950.

Une fabrique de selles pour cycles et cyclomoteurs

En 1958, l’entreprise Castres « acquiert alors les bâtiments et y installe une fabrique de selles pour cycles et cyclomoteurs ».  En 1972, 600 000 pièces sortaient annuellement de l’entreprise. Cette activité cessera en 2006, un an avant le rachat de l’îlot, par la société immobilière De Watou. Au plus fort de son activité, ce site a fait travailler jusqu’à 103 personnes, en 1864. En 2013, le site avait servi de cadre pour une exposition d’art contemporain. Il sert aujourd’hui de lieu de stockage de matériaux.
En faisant l’acquisition ce cet ensemble, les potentiels acheteurs auront ainsi entre leurs mains un pan du patrimoine industriel de Lisieux.

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