Colombelles Sous le soleil de Normandie. Deux centrales solaires photovoltaïques en projet

La Normandie a été choisie pour implanter deux champs de panneaux photovoltaïques. Une première dans la région qui accueille une énergie nouvelle. Explications.

Mise à jour : 02/01/2016 à 19:22 par Valentine Godquin

Les deux centrales solaires de Normandie devraient être opérationnelles en 2017. (Photo : ©Fotolia Casanowe)
Les deux centrales solaires de Normandie devraient être opérationnelles en 2017. (Photo : ©Fotolia Casanowe)

Ce serait une première en Normandie. Deux projets de centrales solaires photovoltaïques doivent voir le jour (le soleil) à Colombelles, près de Caen (Calvados) et face à la gare de Surdon, au Château-d’Almenêches, entre Argentan et Sées (Orne). Deux lieux lauréats d’un appel d’offres national de la Commission de régulation de l’énergie, avec l’aval du ministère de l’Écologie. Cette bonne nouvelle, annoncée courant décembre 2015, permet d’officialiser des dossiers travaillés depuis des années, pour l’implantation de ces champs solaires sur le territoire normand.

Deux friches industrielles ciblées

Pour l’implantation de ces centrales solaires, deux friches industrielles ont été choisies. Exemptes de toute activité depuis de nombreuses années, ces terres se situent, à Colombelles, sur l’ancien site de la Société métallurgique de Normandie (SMN), et sur un terrain appartenant à la SNCF, face à la gare de Surdon. Le site de la SMN appartient aujourd’hui à l’Agglomération de Caen-la-Mer. Cette annonce est une aubaine pour le territoire.

Il s’agit, à Colombelles, d’une trentaine d’hectares de terrain difficilement exploitable, en raison d’une dépollution très coûteuse nécessaire à toute nouvelle implantation », commente Dominique Goutte, vice-président en charge du développement économique. « C’était auparavant le site d’une industrie métallurgique lourde, et l’implantation de ce champ de panneaux photovoltaïques peut se faire sans nécessité de dépolluer complètement le sol.

Dans l’Orne, le site jouxtant la gare de Surdon est actuellement en cours de dépollution. Le site servait il y a de nombreuses années au traitement à la créosote (Ndlr : huiles extraites de goudrons de bois, de charbon ou de plante) des traverses de chemin de fer. Une quinzaine d’hectares sont concernés. Pour cette petite commune de 200 habitants, cette opération est une aubaine.

29 000 panneaux solaires sont prévus dans ce champ, et permettront de couvrir la consommation d’un équivalent de 3 200 ménages », se satisfait le maire du Château-d’Almenêches, Didier Leriche. « Pour la gestion d’un territoire comme le notre, c’est important, avec des entrées financières. Il nous reste à entamer six mois de procédure.

20 millions d’euros pour deux champs solaires

Pour les deux collectivités, ces implantations de fermes solaires sont une opportunité financière mais aussi une façon de mettre en valeur leur territoire, comme source de richesse énergétique. « Nous avons une région très ancrée dans la démarche de transition énergétique, avec l’hydrolien, et là, les champs de panneaux solaires », poursuit le vice-président de Caen-la-Mer. « C’est une région très en pointe sur les énergies nouvelles. »
Pour le site de Colombelles, une enveloppe budgétaire de 12 millions d’euros est mise en avant, pour la production d’une puissance de 10 MW, de quoi couvrir l’équivalent de la consommation énergétique de 5 000 foyers. 36 360 modules d’1,6m2 , couvrant une surface d’environ 58 000 m2 de surface photovoltaïque.
Face à la gare de Surdon, le projet sera plus resserré. Pour un budget d’environ 7,5 millions d’euros, la centrale aura une puissance de 6,27 MW, et se composera de 22 800 modules, pour une surface d’environ 36 500 m2 de panneaux photovoltaïques.
Le site de Colombelles aura enfin la particularité d’être la plus grande centrale solaire photovoltaïque en zone urbaine de France. Dans l’Orne, il s’agira également d’une première, en choisissant d’implanter ce champ de panneau solaire sur un terrain appartenant à la SNCF.
Le financement et la réalisation de ces deux projets sont exclusivement privés, par un travail collaboratif entre la société Enolya, basée à Hérouville-Saint-Clair, près de Caen (Calvados), et l’IEL (Initiatives et énergies locales) de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), installateur et producteur d’énergies renouvelables, société qui a déjà participé à l’élaboration de champs de panneaux solaires dans le sud de la France.
Le temps de conclure les démarches administratives, et de lancer concrètement l’implantation des panneaux solaires, ces deux champs producteurs d’énergie devraient être mis en service pour 2017.

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