Cleon Seine-Maritime. Important vol de pièces chez Renault. Près de 500 000 euros de préjudice

Deux hommes ont été interpellés mercredi 10 février 2016 : ils sont soupçonnés d'être les auteurs d'un important vol de pièces détachées à l'usine Renault Cléon, en Seine-Maritime.

Mise à jour : 15/02/2016 à 19:40 par La Rédaction

Deux ex-intérimaires de l'usine Renault Cléon (Seine-Maritime), sont soupçonnés d'avoir volé pour près de 500 000 euros de pièces en juillet 2014. Ils ont été interpellés (photo d'illustration, la construction de l'Alpine : Flickr/cc/Audrey 286)
Deux ex-intérimaires de l'usine Renault Cléon (Seine-Maritime) sont soupçonnés d'avoir volé pour près de 500 000 euros de pièces, en juillet 2014. Ils ont été interpellés. (Photo d'illustration, la construction de l'Alpine : Flickr/cc/Audrey 286)

Les faits remontent à juillet 2014, mais n’ont été dévoilés que le lundi 15 février 2016, par les enquêteurs. L’affaire s’est déroulée au sein de l’usine Renault, à Cléon, au sud de Rouen (Seine-Maritime), rapporte France 3 Normandie. Le préjudice est estimé à près de 500 000 euros. Deux hommes, des anciens intérimaires, ont été interpellés.

Des milliers d’injecteurs dérobés

Le vol a été commis le 30 juillet 2014. Une fourgonnette, volée à l’intérieur de l’usine, est utilisée pour y charger deux palettes, de 1,5 m3 de volume, contenant des milliers d’injecteurs et de pièces détachées, destinées à des moteurs neufs », ont indiqué les enquêteurs, qui soulignent qu’au moment du vol, un incendie se serait alors déclaré, dont tout porte à croire qu’il était volontaire.

Un suspect identifié grâce à la vidéosurveillance

Les suspects avaient pris la fuite. Le visionnage de la vidéosurveillance permettra aux enquêteurs de voir un homme au volant du véhicule volé, qui charge les palettes quelques instants plus tard.  L’homme porte un badge, comme chaque salarié et c’est grâce à lui et au système électronique qu’il renferme, que les policiers vont petit à petit parvenir à confondre les deux voleurs présumés. 
« Le badge que portait le conducteur du véhicule volé, était celui d’un autre salarié, localisé à un autre endroit de l’usine », rapporte nos confrères de France 3.

Un ex-intérimaire repéré

Le salarié, intérimaire, sera interrogé, mais les enquêteurs ne seront pas convaincus par ses explications. Ils poursuivent alors l’enquête et surtout l’examen de la vidéosurveillance et parviennent à identifier… un ex-intérimaire de l’usine de Cléon, âgé de 47 ans. Pendant plusieurs mois, la brigade de répression des délits automobiles de la sûreté départementale de Seine-Maritime va recouper de nombreuses informations, procéder à des écoutes téléphoniques, mener des perquisitions, surveiller les sites d’annonces de vente sur internet, entendre des témoins…

Convoqués pour vol en réunion

Mercredi 10 février 2016, ils ont extrait de prison un suspect : celui qui se trouvait au volant de la fourgonnette volée et identifié sur les vidéos. Il a nié toute implication dans le vol de juillet 2014. Quant au propriétaire légitime du badge, qui expliquait au moment des faits, l’avoir perdu, il a lui aussi été entendu par les enquêteurs. Ils sont convoqués devant le tribunal en juin 2016, pour répondre de vol en réunion. Plus d’infos à venir sur Normandie-actu.

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