Paris Sécurité routière en 2015. Plus de morts, mais moins d'accidents

Mercredi 27 janvier 2016, l'observatoire national interministériel de la sécurité routière a annoncé une hausse de 2,4% des accidents mortels sur les routes de France.

Mise à jour : 27/01/2016 à 20:00 par La Rédaction

(Photo d'illustration © Le Journal de l'Orne)
Un accident dans l'Orne avait fait quatre morts, en janvier 2015, à Marcei. (Photo d'illustration © Le Journal de l'Orne)

Le nombre de morts sur les routes de France a augmenté de 2,4 % en 2015. Pourtant le nombre d’accidents, lui, est en baisse. Moins 3,6 % d’accidents corporels, et moins 1,8 % d’hospitalisations…mais plus de morts ! Selon les données de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), le mois de décembre 2015 a été particulièrement meurtrier. 308 personnes ont perdu la vie ce mois, soit une augmentation de 7,7% par rapport à décembre 2014.

3 464 vies perdues

Sur l’année 2015, l’observatoire national déplore 3 464 décès liés à des accidents de la route. Il souligne aussi qu’il s’agit de la première fois en 35 ans que la mortalité sur les routes de France augmente deux années de suite. Cette hausse s’explique par les grands accidents mortels survenus en 2015 qui ont enlevé la vie simultanément à de nombreuses personnes comme à Puisseguin (Gironde) dans lequel 43 personnes ont perdu la vie.

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Les femmes, de bonnes conductrices

Contrairement à l’adage « Femmes au volant, mort au tournant », les femmes seraient bien moins concernées que les hommes par les accidents de la route. « Les hommes, les jeunes et les seniors sont les catégories d’usagers les plus touchées ». La vitesse serait la cause d’1/4 des accidents mortels survenus sur les dix premiers mois de l’année. L’augmentation du trafic serait lui aussi à l’origine d’accidents avec une augmentation de 2,5% sur les routes nationales et autoroutes.

Moins de 2 000 morts pour 2020

Le gouvernement s’est fixé comme objectif de passer sous la barre des moins de 2 000 morts sur les routes avant 2020. L’abaissement de 0,5 g/l à 0,2 g/l, le passage à 30 km/h dans certaines agglomérations, la modernisation de 4 200 radars ainsi que l’interdiction du port de l’oreillette n’ont pas suffi. « On a adopté beaucoup de mesures ces dernières années », se défend Emmanuel Barbe, délégué interministériel de la sécurité routière. « Certaines de ces mesures ne sont pas encore mises en oeuvre », relève le délégué, interrogé par l’AFP. « Il faut aussi que les gens se responsabilisent, on n’est pas dans chacune des voitures », estime-t-il. Trop d’accidents relèvent encore d’un comportement erroné au volant selon le délégué. « 360 personnes mortes en 2014 faute d’avoir porté leur ceinture. » L’association Prévention routière déplore des conducteurs moins concentrés dans un communiqué. « Le comportement des usagers de la route se relâche. »

Source : © 2016 AFP

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