Rouen Rouen. Les poupées japonaises refont surface

Le Muséum restaure des poupées japonaises issues de la collection de Jules Adeline dans le cadre d'une exposition permanente. Coût de l'opération : 80 000 euros. Avis aux mécènes.

Mise à jour : 22/02/2013 à 11:50 par Thierry Chion

Toutes les poupées de la collection Jules Adeline ont besoin d'être retaurées. (Photo Muséeum de Rouen)
Toutes les poupées de la collection Jules Adeline ont besoin d'être restaurées. (Photo : Muséum de Rouen)

Pour la fin de l’année 2013, le Muséum de Rouen (fondé en 1828 dans le couvent des Visitandines), disposant d’importantes collections ethnologiques, a pour objectif de réunir, au sein d’une exposition permanente, des poupées japonaises. Seulement, le temps a fait son œuvre et les poupées doivent être restaurées : un travail minutieux, et coûteux.
Au cours du XIXe siècle, les musées occidentaux ont collecté de nombreux objets ethnographiques, afin de pouvoir présenter des peuples, qui, croyait-on à l’époque, allaient disparaître sous le poids du grand occident.

Après l’Océanie, le Muséum se concentre sur l’Asie

En 1996, le Muséum ferme ses portes pour raison de sécurité, et ne rouvre au public qu’en 2007. Le quatrième étage abritant l’ethnographie reste fermé au public. Les opportunités se présentent et le troisième étage devient peu à peu la Galerie des continents. Après avoir mis en valeur l’Océanie, le Muséum se concentre cette année sur l’Asie.
C’est l’artiste Indonésien, Agus Koëcink, qui a imaginé la scènographie artistique de l’exposition. Les thèmes de l’exposition retenus sont : les rites et spectacles, l’armement, la vie quotidienne et l’habillement, les collections indonésiennes, les collections japonaises et les dons du collectionneur Jules Adeline dont sont issues les poupées japonaises.

Les japonaiseries de Jules Adeline

Jules Adeline est né en 1845 à Rouen. Il y meurt 64 ans plus tard. Selon ses dernières volontés, la Ville de Rouen est le principal bénéficiaire de ses nombreuses collections. Ainsi, en 1910, le plus important Muséum de province intègre 106 pièces dans ses collections. Ces objets sont liés à la culture japonaise.
La collection d’Adeline était ouverte à toutes les formes d’arts japonais. Au fil de ses voyages, il entassait des kakemonos, des affiches, des estampes, des céramiques, des pagodes, des masques, du mobilier, des éventails, des joues, une statue, des théâtres de papier et des poupées. Celles-ci representent des guerriers, des samouraïs, des acteurs de théâtre…

Quatorze poupées

Quatorze de ces poupées ont été retenues, mais elles sont plus ou moins présentables ou manipulables. En effet, elles sont été conservées pendant des dizaines d’années dans des conditions défavorables. Leur coût de restauration, effectué par des spécialiste en la matière, est estimé à 80 000 euros.
C’est certes élevé, mais il est à la hauteur de leur valeur ethnographique, artistique et patrimoniale. Ne disposant pas de moyens suffisants, le Muséum lance un appel aux mécènes.

Le reportage de France 3 Haute-Normandie :


  • Muséum d’histoire naturelle, rue Beauvoisine, à Rouen. Ouvert du mardi au dimanche, de 14h à 17h30. Fermé les jours fériés. Tarif : 3 euros.

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