Le Grand-Quevilly GPN : "La comparaison avec Petroplus n'a pas lieu d'être"

Alors que la reprise de l'usine GPN de Grand-Quevilly par le groupe autrichien Borealis se précise, les inquiétudes des salariés quant à leur avenir sont balayées par la direction.

Dernière mise à jour : 14/05/2013 à 09:37

 

Total va revendre l'usine GPN de Grand-Quevilly, dans l'agglomération rouennaise (photo : Bastien Cerwony).
Total va revendre l'usine GPN de Grand-Quevilly, dans l'agglomération rouennaise (photo : Bastien Cerwony).

Alors que l’usine de production d’engrais azotés GPN, située à Grand-Quevilly, dans l’agglomération rouennaise, est sur le point d’être rachetée par le groupe autrichien Borealis, certains salariés avaient exprimé leur inquiétude, ne voulant pas devenir le « nouveau Petroplus ». Pour la direction de l’usine, détenue par le groupe Total il n’y a aucun motif d’appréhension.

Un appel à la mobilisation

Les syndicats avaient appelé à une journée d’action lundi 13 mai 2013, ainsi qu’à une grève de deux heures mercredi 15 mai, ponctuée par un rassemblement durant le comité d’entreprise à 9h30. Ils souhaitent ainsi exprimer leur inquiétude quant au rachat de leur usine par le groupe Borealis, détenu à 64% par le fonds d’investissement d’Abou Dhabi International Petroleum Investment Company et à 36% par la compagnie pétrolière autrichienne OMV. Les salariés mobilisés craignent en effet de suivre le même chemin que ceux de l’usine Petroplus, initialement vendue par le groupe Shell et finalement liquidée.

Une direction optimiste

La direction se montre bien plus confiante. Dans un communiqué publié en février dernier, Total expliquait que « la production d’engrais azotés était éloignée du cœur de l’activité de Total » et faisait confiance à Borealis, « l’un des leaders du marché européen».

Selon Julien Alvernhe, responsable de la communication, « la comparaison avec Petroplus n’a pas lieu d’être. Les activités sont différentes. Ici, nous sommes sur un marché florissant et Borealis est un groupe qui repose sur des actionnaires solides et qui nous a apporté des garanties. L’offre est concrète et il n’y a donc pas d’inquiétude à avoir ».

Les 725 emplois du site situé rue de l’Industrie, à Grand-Quevilly ne seraient donc pas menacés. Un appel à l’apaisement pour des salariés qui ne veulent pas subir le triste sort réservé à leurs “voisins” de Petroplus.

De notre stagiaire Bastien Cerwony

Rue de l'Industrie, Le Grand-Quevilly, France
  1. [...] », assurait le groupe pétrolier Total à la rédaction d’Europe 1, en mai dernier. Pour Total, ce rachat offre de « nouvelles opportunités pour GPN ». La direction assure par ailleurs que les 725 emplois du site ne sont pas menacés mais [...]
  2. chino
    14 mai 2013 13:48
    bien sûr que pour la direction c'est le bon choix! mais sacrebleu il ne faut pas mettre la tête dans le sable. le seul et unique but de TOTAL est de se débarrasser des sites anciens sur lesquelles il n'a pas ou peu investi durant ces dernières décennies. TOTAL connait le prix des dépollution et plans sociaux, il laisse faire cela à un tiers, gros malin qu'il est comme SHELL