Petit-Couronne Reprise de Petroplus, près de Rouen : "des avancées"

Alors qu’un concert de soutien est prévu ce soir, près de Rouen, l’intersyndicale de la raffinerie de Petit-Couronne se dit « rassurée » après une réunion à Matignon. Explications.

Mise à jour : 01/12/2012 à 16:27 par La Rédaction

La raffinerie de Petroplus (DVelec)
La raffinerie de Petroplus (DVelec)

Le projet de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne serait en bonne voie après une réunion à Matignon, selon l’intersyndicale (CGT-CFDT-CFE/CGC) qui constate, dans un communiqué, que « la totalité des autorisations administratives ont été données ».
L’intersyndicale dit pouvoir se réjouir « des nombreuses avancées sur le dossier de cession » et affirme que « des réponses ont été faites aux diverses propositions contenues dans le dossier du principal candidat à la reprise ».

Le projet NetOil favori

Les salariés considèrent que le meilleur dossier est celui de NetOil, qui, selon eux, est « en plus d’être un projet industriel dans lequel nous pouvons nous inscrire, est le seul à être validable dès maintenant ». Selon le porte-parole de l’intersyndicale, ce projet prévoit un maintien des emplois à Petit-Couronne, où travaillent actuellement 470 salariés.

« Nous ne pouvons attendre février pour une hypothétique décision d’un autre candidat à la reprise », insiste l’intersyndicale.

L’intersyndicale demande dans le même temps que Shell prolonge le contrat de processing actuellement en cours « afin de laisser le temps au repreneur d’amener ses premiers bateaux de pétrole brut, soit six semaines après la décision de cession » par le tribunal de commerce de Rouen.
Une audience « non décisionnelle » est prévue mardi 4 décembre devant le tribunal de commerce de Rouen pour faire le point sur la poursuite d’activité du site au-delà de la mi-décembre, date à laquelle la production doit s’arrêter.
La raffinerie normande avait déposé son bilan le 24 janvier à la suite de la faillite de sa maison mère suisse. Le tribunal de commerce a prononcé sa liquidation le 16 octobre, tout en autorisant la poursuite de l’activité jusqu’au 16 décembre et en laissant ouverte la possibilité d’une cession à un repreneur.
Le 13 novembre, le tribunal a repoussé au 5 février la date limite de dépôt des offres de reprise.