Le Havre Auteur de best-seller, Michel Bussi dédicace au Havre, décor de son dernier livre

L'écrivain Michel Bussi est l'un des auteurs les plus vendus en France. Il revient au Havre, mercredi 30 septembre 2015, pour présenter son dernier roman : "Maman a tort".

Mise à jour : 27/09/2015 à 19:39 par Valentine Godquin

Michel Bussi est en dédicace à la librairie Plein Ciel du Havre, mercredi 30 septembre 2015, de 18h à 20h. (Photo : © Philippe Matsas)
Michel Bussi est en dédicace à la librairie Plein Ciel du Havre, mercredi 30 septembre 2015, de 18h à 20h. (Photo : © Philippe Matsas)

En quelques années, l’écrivain de Normandie (il est né à Louviers, dans l’Eure), Michel Bussi, est devenu l’un des auteurs les plus vendus en France. Auteur de polars se déroulant le plus souvent en Normandie, il sera au Havre (Seine-Maritime), mercredi 30 septembre 2015, à la librairie Plein Ciel, pour parler avec ses lecteurs de son dernier roman : Maman a tort (Presses de la cité). Une rencontre particulière, sur un ouvrage qui a pour décor central.. Le Havre. Rencontre.

> Lire aussi : Littérature. Ces écrivains de Normandie qui s’arrachent dans les librairies

« Il me fallait un repaire de pirate »

Normandie-actu : Votre dernier ouvrage se déroule principalement au Havre. Comment s’est fait votre choix ?
Michel Bussi : Je n’avais pas encore écrit sur Le Havre. Mon idée était de le faire, au moment où mon histoire se prêterait le mieux à la ville. Dans Maman a tort, un braqueur dévalise un lieu de luxe, et je trouvais que Deauville (Calvados) était un lieu symbolique pour cela. Il me fallait aussi un repaire de pirate pour entrer dans l’univers d’un enfant, et j’avais aussi besoin d’une grande ville et d’un aéroport. J’ai tout d’abord composé mon histoire, puis utilisé ensuite de vrais lieux. Il n’y a pas que Le Havre, c’est aussi l’estuaire de la Seine. Il y a une vraie diversité de lieux et de personnages. Indirectement, il y a des endroits emblématiques comme le port, la plage et le Perret, mais aussi des lieux que j’ai redécouverts, comme le petit village de Manéglise, ou encore la base de l’OTAN.

La Normandie s’impose-t-elle à vous pour vos romans ?
C’est plutôt l’histoire qui s’impose. Elle peut être en Normandie ou ailleurs. J’ai plutôt tendance à choisir des univers proches, que je connais bien. Ma prochaine histoire sera en Corse, avec des éléments que je ne peux avoir qu’en Corse, pendant un été au camping… Forcément, il y aura un clin d’œil ou une référence à la Normandie. Je trouve toujours ! Quand j’ai commencé, en publiant dans des éditions normandes, cette dimension était indispensable. Les Normands ne me lisent pas que pour ça, mais je leur fais toujours ce clin d’œil : c’est presque une plaisanterie entre eux et moi.

Éviter la carte postale

Avez-vous eu des retours de lecteurs du Havre sur votre dernier roman ?
Pas tant que ça. J’ai envoyé le livre au maire, et il m’a dit qu’il le lirait pendant les vacances. Mais je n’ai pas eu de retour. C’est compliqué d’essayer de ne pas tomber dans la carte postale. Il y a aussi des éléments qui n’en font pas partie : le côté industriel, pollué… Je ne veux pas trop jouer sur les clichés. J’aime bien porter un regard tendre sur un lieu, tout en y ajoutant de l’humour, faire que ça égratigne. Je modifie aussi certaines choses. Par exemple, l’aéroport du Havre ne ressemble pas à celui que j’ai décrit, il est plus important dans le livre. Je trouve que Le Havre est une ville très attachante, mais pas d’une façon différente de Rouen ou Giverny. Giverny a toute une palette de couleurs que l’on ne retrouvera pas au Havre.

Entre votre métier d’écrivain, et celui de professeur à l’Université de Rouen, l’emploi du temps n’est pas trop dur à gérer ?
Je pense que c’est plus facile à gérer quand le succès est là. On est libre de faire ses choix. C’est plus compliqué pour ceux qui ne vendent pas ou qui ne sont pas édités. J’ai une grande liberté aujourd’hui, et c’est assez rare. Je fais quelques grands salons, mais pas trop. Je vais un peu partout en France, mais je reste très attaché aux rencontres dans des lieux proches, des petites librairies ou des médiathèques. On me dit souvent « Encore la Normandie ! » mais c’est plus facile pour moi, géographiquement, et les rencontres avec les lecteurs sont toujours très intéressantes.

  • Informations pratiques :
    Michel Bussi en dédicace à la librairie Plein Ciel, du Havre (Seine-Maritime), mercredi 30 septembre 2015, de 18h à 20h
    Maman a tort, éditions Presses de la Cité. Prix : 21.50 euros
Maman a tort, de Michel Bussi, 512p., aux Presses de la Cité.
Maman a tort, de Michel Bussi, 512p., aux Presses de la Cité.

Nous vous rappelons qu'en envoyant votre commentaire vous acceptez de respecter la charte de modération. Vous êtes pénalement responsable de vos écrits.