Procréation artificielle : 2 000 naissances au Havre

Le Havre dispose à l’hôpital Jacques Monod d’un centre de procréation médicalement assisté qui a permis en 25 ans la naissance de près de 2 000 bébés. Son atout : préserver l’accompagnement des couples inscrits dans l’urgence.

Mise à jour : 18/06/2012 à 08:00 par admin

Les Docteurs Chevallier-Hélas et Trimech aux côtés de Michel Roulet, cadre technique du centre depuis sa création.
Les Docteurs Chevallier-Hélas et Trimech aux côtés de Michel Roulet, cadre technique du centre depuis sa création.

La procréation artificielle, c’est un sujet qui peut être difficile à aborder. Qui sait alors que l’hôpital Jacques Monod accueille un service de procréation médicalement assistée, un service qui souffle cette année ses 25 bougies ? Cette antenne offre aux couples qui rencontrent des problèmes de stérilité d’abord une écoute, puis ensuite des solutions médicales pour pallier les faiblesses du corps. « Nous réglons aujourd’hui 80 % des problèmes de fertilité », commente le docteur Adnene Trimech, le responsable du service.
Particularité de cette unité agrémentée par l’agence de biomédecine : elle fonctionne en partenariat total avec le laboratoire de biologie médicale de la rue de Verdun qui dispose d’un laboratoire satellite à Monod. « L’intérêt est de réunir en un seul et même lieu les services cliniques et biologiques ». Autre avantage du service : un fonctionnement à échelle humaine. « Nous n’effectuons jamais plus de 300 ponctions par an afin de pouvoir être dans un vrai accompagnement des personnes qui viennent à nous. Il faut leur accorder un grand temps d’écoute tout au long de ce processus assez long et contraint, parfois parsemé de déception », détaille Florence Chevallier-Hélas, le médecin biologiste du centre.


Des solutions médicales pointues


Cette motivation première permet aussi d’assurer aux couples en souffrance un premier rendez-vous dans un délai de 2 à 3 semaines quand partout ailleurs, il peut courir jusqu’à un an. Et quelles sont les solutions qui leur sont proposées ? L’insémination artificielle intra-utérine, la fécondation in vitro classique (FIV), et la fécondation in vitro par micro-injection d’un spermatozoïde dans un ovocyte. Ces techniques sont réservées, conformément à la loi, à des femmes âgées de moins de 43 ans, hétérosexuelles.
Enfin, chaque couple a le droit à 4 tentatives de fécondation in vitro totalement remboursées par la Sécurité sociale. Depuis sa création, le centre a permis la naissance de près de 2000 enfants. « Nous donnons un petit coup de pouce à la nature » se réjouit le Dr Trimech, le sourire planté dans les images des nombreux faire-part accrochés dans son bureau.

Karine Lebrun