Saint-Vigor-d'Ymonville Pollution : importante fuite de pétrole dans un pipeline, près du Havre

Une importante fuite de pétrole a été constatée lundi 26 mai 2014 sur un pipeline reliant le terminal du Havre à la raffinerie de Grandpuits (77). Un plan d'urgence est déclenché.

Mise à jour : 26/05/2014 à 22:41 par La Rédaction

La tache de pétrole brut couvre une surface de 3 000 mètres carrés. (Photo DR)
La tache de pétrole brut couvre une surface de 3 000 mètres carrés. (Photo DR)

Une fuite de pétrole brut a été constatée, lundi 26 mai 2014, vers 6h du matin, sur le pipeline souterrain reliant le terminal pétrolier du Havre à la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne). Une importante quantité de pétrole s’est échappée au niveau de la commune de Saint-Vigor-d’Ymonville, au lieu-dit Le Hode, entre le pont de Tancarville et Le Havre, sur l’emprise du Grand port maritime du Havre (GPMH).

Un geyser de pétrole brut

Il est question, selon nos informations, d’un geyser de pétrole, en pleine nature. Le brut sous pression a traversé le sol et jailli à la surface. « Habituellement, ces pipelines se trouvent à quelques mètres de profondeur », renseigne un responsable du groupe Total.
La fuite s’est produite au milieu d’une prairie. Elle aurait été rapidement stoppée, selon un communiqué de la préfecture de Seine-Maritime.

Compte tenu de la sensibilité environnementale de la localisation, l’incident fait l’objet d’une vigilance renforcée », poursuivent les services de l’État.

La fuite de pétrole a en effet été constatée à proximité de la réserve naturelle nationale de l’Estuaire de la Seine.

Le pipeline mis à l’arrêt, nombreux secours sur place

Le Plan de surveillance et d’intervention (PSI) de l’entreprise Total a été déclenché. Sapeurs-pompiers, fonctionnaires de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) et gendarmerie sont sur place et ont pris en charge l’intervention. La société G. Bataille, spécialisée dans la dépollution, est également sur site. L’entreprise, basée à Notre-Dame-de-Gravenchon, avait notamment participé aux opérations de dépollution, après le naufrage de l’Érika.

Un diamètre de 50 mètres : les « excuses » de Total

Les opérations de transfert de produits ont été immédiatement arrêtées et le tronçon concerné a été isolé », communique de son côté Total, qui « présente ses excuses aux riverains pour les désagréments causés par cet incident. »

La route de l’Estuaire est bloquée et les gendarmes en barrent l’accès. Un périmètre de sécurité de 300 mètres est en place. Une enquête est ouverte pour déterminer les causes de la fuite car pour l’heure, « nous ne connaissons pas encore ce qui a causé la fuite dans le pipeline souterrain », explique un responsable du groupe pétrolier.
Une reconnaissance aérienne a été réalisée afin de constater l’étendue de la pollution. Elle forme une tâche, à la surface du champ, d’un diamètre de 50 mètres. « Environ 3 000 mètres carrés de terrain sont touchés », confirme le maire de Saint-Vigor-d’Ymonville, Gilbert Le Maitre.

Une dizaine de camions de pompage

Depuis le début d’après-midi, les équipes de Total « travaillant en coordination avec les autorités mettent tout en œuvre pour limiter l’impact de la fuite », assure l’entreprise.
Des barrages de rétention ont été installés autour du lieu de la fuite. Une dizaine de camions de pompage ont été engagés sur zone. Les employés doivent désormais conduire le pétrole dans un fossé, en bordure de champ, pour récupérer le pétrole brut. L’entreprise pétrochimique a aussi dépêché sur place ses experts de la « Fast oil spill team », l’équipe spécialisée dans les affaires de pollution.

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