Octeville-sur-Mer Plan social validé à Sidel, près du Havre. 92 suppressions de postes

La direction du travail du Havre (Seine-Maritime) a validé, mardi 1er mars 2016, le plan social négocié entre Sidel et les syndicats. 92 suppressions de postes sont annoncées.

Mise à jour : 02/03/2016 à 15:47 par

Au terme de six mois de combats, l'intersyndicale obtient une baisse importante du nombre de suppressions d'emploi à Sidel : 92, aujourd'hui contre 190 en septembre (©D.R).
Au terme de six mois de combat, l'intersyndicale a obtenu une baisse importante du nombre de suppressions d'emplois à Sidel : 92, contre 190 en septembre (©D.R).

Fin de conflit social à l’usine Sidel d’Octeville-sur-Mer, près du Havre (Seine-Maritime) ? La Dirrecte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) a validé mardi 1er mars 2016 le plan social négocié entre la direction et l’intersyndicale CGT, CFDT, CFE-CGC. Un plan qui fixe à 92 le nombre maximal de suppressions de postes avant le plan de départs volontaires, dans l’usine d’embouteillage. Cette décision vient clore six mois de combat mené par les 920 salariés de ce fleuron industriel de l’agglomération du Havre.

Une victoire en demi-teinte

Les élus syndicaux se sont mobilisés sans relâche pour défendre le zéro licenciement. Et ces 92 suppressions de postes ne les satisfont pas. Mais à l’annonce du plan de restructuration par la direction de Sidel, filiale du groupe suisse, Tetra Laval, en septembre 2015, 190 suppressions de postes étaient annoncées sur l’unique site d’Octeville-sur-mer (3600 dans le monde), ainsi que 24 créations d’emplois et 80 modifications de contrats. Pendant ces six mois de combat, l’intersyndicale suivie par l’ensemble des salariés a donc multiplié les actions : boycott des produits Tetra Laval dans les supermarchés, blocages des entrées de ville du Havre, rencontres avec les élus locaux, ministre et même un représentant du cabinet de François Hollande, et en décembre 2015, blocage de l’usine pendant trois semaines.

La Dirrecte a validé l’accord majoritaire partiel et homologué deux de nos revendications : les obligations faites à la direction d’annoncer les suppressions de postes, par famille d’emplois, au sein de l’usine, et établir un calendrier prévisionnel des licenciements », détaille à Normandie-actu, Reynald Kubecki, secrétaire général de la CGT de Sidel et de l’union locale du Havre.

Premières lettres de licenciements en juin 2016

Dans les faits, les salariés intéressés par un départ volontaire ont deux mois pour se manifester auprès de la direction. « Ce sont ceux qui ont un projet à construire à l’intérieur ou à l’extérieur du groupe, ou ceux qui peuvent faire valoir un départ en pré-retraite (il faut avoir 57 ans en 2016) », détaille le militant syndical. Au terme de ces deux mois, la phase de reclassement externe, qui s’échelonne elle aussi sur deux mois, pourra démarrer. « À partir de juin 2016, les salariés qui n’auront trouvé aucune solution vont recevoir leur lettre de licenciement », indique Reynald Kubecki.
De source syndicale, 60 salariés de Sidel pourraient prétendre à un départ volontaire ; 15 autres pourraient défendre un nouveau projet. Néanmoins, « l’ambiance reste tendue. Personne n’est soulagé par la nouvelle. Beaucoup sont dans les calculs », concède le secrétaire général de la CGT.
Les Sidel risquent de faire à nouveau parler d’eux.

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