Petit-Couronne Petroplus : Libyens et Suisses fusionnent leurs offres

L'union fera-t-elle la force ? Deux repreneurs potentiels (sur les cinq en lice) de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne ont décidé de fusionner. Explications.

Mise à jour : 05/03/2013 à 16:34 par La Rédaction

Les Petroplus devant la préfecture de Rouen, mardi 5 mars, pour empêcher l'adoption du projet de loi sur l'emploi.
Les Petroplus devant la préfecture de Rouen, mardi 5 mars, pour empêcher l'adoption du projet de loi sur l'emploi.

Encore un rebondissement ! La société libyenne Murzuk Oil et la société suisse Terrae International ont décidé de fusionner leurs offres de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en liquidation judiciaire. Objectif : avoir du poids !
La finalisation de cette fusion des deux offres devrait intervenir mercredi 6 mars et cet accord prévoit de garantir la totalité des 470 emplois, selon Yvon Scornet, porte-parole de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC.

« Murzuk sera à Tripoli samedi avec les Suisses pour rencontrer les responsables libyens et montrer qu’ils sont bien alliés et pour montrer le sérieux de leur dossier. Ils attendent des accords signés du gouvernement libyen », a-t-il déclaré. Avec cette fusion, « ils ont le pétrole (de Murzuk) mais aussi l’argent et les soutiens », apportés par le groupe suisse, a-t-il expliqué à l’AFP.

Les salariés discutent du plan de sauvegarde de l’emploi

Trois autres sociétés, la panaméenne Net Oil, l’égyptienne Arabiyya Lel Istithmaraat International et la chypriote FJ Energy Group ont également déposé des offres. Mais l’administrateur judiciaire a jugé, le 6 février, ces offres, y compris celles de Murzuk et de Terrae, insuffisantes pour être présentées au tribunal de commerce de Rouen, invitant les entreprises à les améliorer et à les déposer directement auprès du tribunal.
Une assemblée générale, présidée par l’intersyndicale s’était tenue lundi 4 mars, sur le site Petroplus. Les représentants syndicaux avaient fait le point sur la situation de la raffinerie, en dépôt de bilan depuis le 24 janvier 2012, et sur le sort des salariés.
Le site fermera définitivement ses portes le 16 avril prochain si aucune offre de reprise solide n’est proposée. L’avenir des 470 salariés est toujours au centre des débats. À l’ordre du jour, lundi soir : les modalités du plan de sauvegarde de l’emploi qui interviendrait dans le cas où aucune offre n’aboutirait…