Pas si mal, la Vérité ! au Havre

Autant le premier apportait un peu de sang neuf avec une bande débridée de Séfarades, autant le second Gilou était « relou ». Le troisième n’enchantait guère. Eh bien, surprise...

Mise à jour : 16/02/2012 à 09:13 par Olivier Bassine

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Cyril Hanouna (à gauche), nouveau venu dans la bande

Il est bien rare que les troisièmes opus des comédies françaises arrivent à vous tirer des rires neufs.
Les gendarmes, bidasses, bronzés et autres visiteurs n’avaient d’intérêt que dans l’effet de surprise de leurs premiers volets. Alors, aller voir La Vérité si je mens 3, qui déjà ne présentait pas de génie inventif dans son premier épisode, c’était vraiment un sacrifice journalistique qu’il fallait pourtant faire pour nos lecteurs.
Eh bien, merci chers lecteurs, car si la bande de joyeux arnaqueurs frimeurs et parfois loosers est toujours la même, il y a quand même dans ce « Vérité 3 » un vrai scénario. Qu’il ne faut évidemment pas ici déflorer,  mais dont l’épilogue (d’ailleurs tourné dans le port du Havre) est un « deus ex machina », un coup de théâtre digne de ce nom.
Tribulations en Chine
Ils ont bien sûr vieilli, les Eddy, Serge, Yvan, Dov et cousin Patrick. Mais du coup, la bande à Anconina, Garcia, Solo, Elbaz et Melki joue plus juste, avec moins d’excès, et le rythme moins effréné assoit plus tranquillement le scénario (dont l’épilogue, d’ailleurs tourné dans le port du Havre, etc, etc…).

Donc, les affaires du Sentier périclitant avec l’arrivée des Chinois, les voilà exilés dans un entrepôt d’Aubervilliers. Lequel est harcelé par les Douanes lancées par la concurrence. Mais c’est de la Chine (où on ne confond pas gauche et droite) que viendra le salut, euh pardon, le shalom.

O.B

La Vérité si je mens 3 au cinéma gaumont docks vauban