Caen Normandie. La SNCF va investir 235 millions d'euros sur la ligne Paris-Caen-Cherbourg

Lundi 4 mai 2015, Guillaume Pepy, président du directoire de la SNCF, était à Caen (Calvados) pour dévoiler un « plan d'actions » pour les lignes qui desservent la Normandie.

Mise à jour : 04/05/2015 à 18:40 par Sophie Quesnel

À Caen, Guillaume Pepy a démenti toute décision de la SNCF de supprimer des lignes ou arrêts.
À Caen, Guillaume Pepy a démenti toute décision de la SNCF de supprimer des lignes ou arrêts.

Guillaume Pepy, président de SNCF, était à Caen (Calvados) le lundi 4 mai 2015. Il a rencontré Laurent Beauvais, président de la Région Basse-Normandie et Pierre Mouraret, vice-président en charge des transports. Ensemble, ils ont pris acte du plan d’actions de la SNCF en vue du rétablissement du bon fonctionnement des lignes Intercités bas-normandes.

Des trains réguliers vers Paris, un bon service de voyageurs

Nous attendons des résultats concrets rapides et des garanties pour que les usagers et abonnés bas-normands disposent de trains, qui desservent Paris aux heures de pointe, réguliers, avec des compositions conformes et d’un bon service voyageurs. En outre, au travers de ces importants investissements ferroviaires, la Région Basse-Normandie ne se cantonne pas à un rôle de vigie, mais s’engage pour que les actions annoncées par la SNCF voient leurs effets démultipliés », a déclaré Laurent Beauvais.

Vaugirard-Normandie

Guillaume Pepy s’est dit prêt à changer le nom de la gare de Vaugirard pour qu’elle devienne Vaugirard-Normandie. Ayant rencontré toutes les associations d’usagers de Basse-Normandie, vendredi 1er mai 2015, à l’Abbaye aux Dames, Pierre Mouraret a, de son côté, redit que la Région refuse toute détérioration du service public rendu sur les lignes Intercités :

Nous ne pouvons pas accepter un taux d’irrégularité Intercités se situant autour de 10% avec un train sur dix non conforme dans sa composition. Cette situation est d’autant plus inacceptable que les trains TER (Transport express régional), dont la Région Basse-Normandie est autorité organisatrice, présentent dans le même temps un très bon taux de régularité de 94,7% plaçant ainsi le TER bas-normand à la 4e place au niveau national. Les trains Intercités doivent faire aussi bien que les trains TER ».

Laurent Beauvais rencontrera prochainement Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, et Philippe Duron, député du Calvados qui préside la commission chargée de réfléchir à la cohérence des Trains d’équilibre du territoire (TET). « Nous nous mobilisons à la Région pour faire avancer les choses. Nous allons redoubler d’efforts pour que les lignes TET normandes soient correctement prises en compte en valorisant leurs atouts et leur rôle en terme d’aménagement du territoire », a conclu le président de la Région Basse-Normandie.

Paris-Granville : des dédommagements pour les usagers

Par ailleurs, alors que des travaux vont avoir lieu sur la ligne Paris-Granville pendant dix semaines à partir du 19 septembre 2015, la Région a obtenu l’assurance que la SNCF mette tout en œuvre pour que les usagers soient satisfaits du plan de substitution. La Région a demandé au président de la SNCF des mesures de dédommagement en faveur des usagers.

En 2015, 112 millions € dont 45 millions d’€ d’investissements

La Région s’engage au travers d’un investissement massif pour le ferroviaire :

  • 122 millions dans le cadre du Contrat de Plan État Région 2015-2020 pour les lignes Paris-Caen-Cherbourg, Lisieux-Deauville- Trouville, Paris-Granville, Caen-Le Mans-Tours, Caen-Rennes
  • 22 millions € pour le CPIER (Contrat de plan interrégional État-Régions) pour la Ligne Nouvelle Paris Normandie et la modernisation de la ligne Paris-Caen-Cherbourg
  • Fin 2015, 33 gares sur 48 seront rénovées. Paris-Granville, la desserte ferroviaire du Mont-Saint-Michel et la liaison Caen-Rouen : des priorités régionales
  • La Région investit 150 millions d’euros pour l’achat de 15 rames « Régiolis » pour la ligne Paris-Granville. Huit rames sont en service. Elles le seront toutes en 2016. L’atelier de maintenance Paris-Granville sera inauguré en juin 2015 à Granville.
  • La Région entend aussi améliorer la desserte ferroviaire jusqu’au Mont-Saint-Michel : elle consacrera 15 millions d’euros au titre du CPER 2014-2020 pour moderniser le tronçon Avranches-Dol de Bretagne et notamment pour que la gare de Pontorson devienne un terminus permettant la circulation des trains Paris-Pontorson via Folligny à l’horizon 2020.
  • D’ici l’été 2016, la Région a décidé de mettre en service des trajets en autocar via Villedieu-les-Poêles en correspondance avec les trains Régiolis de Paris-Granville. Une offre vers le Mont-Saint-Michel sera ainsi disponible au départ de Paris avec un forfait train+autocar pouvant inclure la visite du Mont-Saint-Michel.
  • Pour l’été 2015, de juillet à août, la Région Basse-Normandie renouvelle les offres TER Caen-Granville le week-end et Ligne Baie tous les jours de la semaine entre Granville et Saint-Malo en desservant la baie du Mont-Saint-Michel.
  • La SNCF doit prochainement faire des propositions dans le cadre de la fusion des deux régions normandes pour intensifier les déplacements entre Caen et Rouen. Il s’agit d’améliorer l’offre de transport ferroviaire TER entre ces deux villes et de proposer une nouvelle tarification adaptée à la fois aux voyageurs réguliers et aux usagers occasionnels dans le cadre d’opérations événementielles normandes.
Sophie Quesnel
Journaliste Le Pays d'Auge - Twitter
Localité(s) :
Caen, 14

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