Alençon Né en Normandie. Mort de Balavoine, il y a 30 ans. L'annonce de sa mort, à Alençon

Daniel Balavoine est mort le mardi 14 janvier 1986, dans le crash d'un hélicoptère au Mali, en marge du Paris-Dakar. L'information n'avait été communiquée que le lendemain.

Mise à jour : 14/01/2016 à 10:31 par La Rédaction

Trente ans après sa disparition, Alençon garde des traces de la naissance de Daniel Balavoine : un square à son nom et une plaque commémorative. (Photo © Wikimedia Commons)
30 ans après sa disparition, Alençon (Orne) garde des traces de la naissance de Daniel Balavoine : un square à son nom et une plaque commémorative. (Photo © Wikimedia Commons)

10h47, mercredi 15 janvier 1986. L’équipe de Casino Parade, l’émission de Fabrice sur RTL, est diffusée depuis le théâtre d’Alençon (Orne). Yves Duteil est l’invité de cette célèbre émission radio, transmise exceptionnellement depuis la ville-préfecture de l’Orne. La salle est « pleine et enthousiaste », relate alors Ouest-France. Mais, dans les coulisses, les équipes viennent de recevoir un Télex, qui annonce une triste nouvelle.
Le chanteur Daniel Balavoine, né le 5 février 1952, est décédé la veille au soir dans un crash d’hélicoptère au Mali. La nouvelle n’a pas encore été annoncée. L’artiste s’était rendu sur place en tant qu’ambassadeur d’une action humanitaire et devait se rendre de Gao jusqu’au bivouac de Gourma-Rharous quand, vers 19h, l’hélicoptère s’est fracassé au sol, à grande vitesse, dans des conditions météo délicates. L’organisateur du rallye, une journaliste, un technicien radio et le pilote, qui se trouvaient à bord, ont également été tués. Patrick Poivre-d’Arvor, Yann Arthus-Bertrand et Patrick Chêne devaient se trouver à bord, mais un changement de dernière minute les avaient empêchés.

Vidéo. Daniel Balavoine, Mon fils, ma bataille (1980) :

La nouvelle, annoncée en direct d’Alençon

À Alençon, l’information est annoncée en direct à 10h58. La salle est sous le choc. Les auditeurs également. L’émission se poursuit malgré tout. Yves Duteil chantera Qu’y a-t-il après, et son célèbre refrain, « qu’advient-il de nous quand nos yeux sont fermés ». L’émission est entrecoupée de flashs d’information. De Daniel Balavoine, on gardera notamment ses chansons, parfois engagées, et ses célèbres coups de gueule.

La jeunesse est désespérée, elle ne croit pas en la politique française. Méfiez-vous, le désespoir est mobilisateur, donc dangereux car il peut entraîner le terrorisme », avait-il répliqué à François Mitterand. Trente ans après sa disparition, la phrase garde tout son sens.

Du chanteur, Alençon en garde des traces : un square qui porte son nom et une plaque commémorative, au 85 rue de Bretagne, la maison où il est né.

Né à Alençon

Car Daniel Balavoine a pour point commun avec Lorànt Deutsch, Orelsan, Thérèse de Lisieux ou encore Léonie Martin, d’être né à Alençon (Orne). Son passage en Normandie sera bref. Moins d’un an. Sa famille s’installe à la fin de l’année 1952 à Bordeaux. À sept ans, son père, ingénieur en urbanisme au ministère de la Reconstruction, est muté en Algérie. Sa famille est originaire du Pays Basque et il est scolarisé, d’abord en pension, puis dans un lycée à Pau.
Dans l’Orne, Alençon a multiplié les hommages au chanteur. Une plaque commémorative a été accrochée à la maison où Daniel Balavoine est né.

Vidéo. Daniel Balavoine, Le Chanteur :

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