Caen Mouvements contre la loi Travail. Un rassemblement « contre les violences policières », à Caen

Lundi 21 mars 2016, à Caen (Calvados), l'UNL organise un rassemblement « contre les violences policières », qui auraient eu lieu en marge du mouvement contre la loi Travail.

Mise à jour : 21/03/2016 à 14:40 par Lou Benoist

Des heurts entre les forces de l'ordre et des jeunes ont éclaté, vendredi 19 mars 2016, à Caen et dans son agglomération. (© Normandie-actu/LouBenoist)
Des heurts entre les forces de l'ordre et des jeunes ont éclaté, vendredi 19 mars 2016, à Caen (Calvados) et dans son agglomération. (© Normandie-actu/LouBenoist)

Le mouvement de protestation contre le projet de loi Travail continue, à Caen (Calvados). Lundi 21 mars 2016 au matin, le bâtiment 2 de bibliothèque universitaire de lettres, à Caen, est « bloqué ». Les lycées Dumont-d’Urville et Jules-Verne également. « Environ 250 personnes auraient tenté de bloquer le lycée Victor Lépine. Sans succès », indique une source judiciaire.
Une action portée notamment par des lycéens, étudiants, mais aussi des militants, et qui s’inscrit en marge de la manifestation du jeudi 17 mars 2016. Depuis cette date, plusieurs lycées de Caen et de son agglomération avaient été bloqués. Si la police réfute tout acte de violence, une manifestation est organisée « contre les violences policières », à 18h, place de la République, à Caen.

« 50 lycéens jettent pierres et pavés »

Vendredi 19 mars 2016, neuf jeunes ont été interpellés, dont cinq mineurs, en marge du blocage dans le lycée Jules-Verne, à Mondeville, près de Caen, et du lycée Jean-Rostand, à Caen, pour « participation à un attroupement armé et violences avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique ». « Les quatre majeurs devront effectuer un stage de citoyenneté, tandis que les cinq mineurs seront convoqués ultérieurement devant le tribunal de Caen », rapporte Liberté-Le Bonhomme Libre.

Alors que ce mouvement de contestation s’était jusqu’alors déroulé dans le calme, il a malheureusement engendré des violences de certains manifestants ce matin, justifiant un rappel de certaines règles qui définissent et encadrent la liberté de manifestation. Ce matin, aux abords du Lycée Jules-Verne de Mondeville, un blocage de leur établissement a été organisé par quelques 150 élèves de celui-ci. Ce blocage a rapidement pris la forme d’une occupation de la voie publique (…)

Lorsque les forces de l’ordre sont arrivées sur les lieux, elles ont essuyé insultes et surtout jets de projectiles (pierres et pavés) de la part d’une cinquantaine de lycéens », explique la préfecture du Calvados.

« À Paris, Strasbourg, Caen, Rennes et Marseille, des CRS ont attaqué des jeunes à coups de matraque et les ont arrosés de gaz lacrymogène et de gaz poivre, bloquant le déroulement d’assemblées générales », rapporte l’Humanité, lundi 21 mars 2016. Des manifestants auraient été notamment blessés à Strasbourg. « À l’université de Tolbiac, à Paris, les policiers n’y sont pas allés de main morte face aux manifestants », ajoute le quotidien. Des organisations de jeunesse, l’Unef, l’UNL et la Fidl (syndicats lycéens), ont appelé à poursuivre et à amplifier la mobilisation, dès le jeudi 24 mars 2016.

Une manifestation lundi 21 mars, à 18h

Un rassemblement est organisé notamment par l’UNL (l’Union nationale des lycéens), lundi 21 mars 2016, à 18h, place de la République à Caen, en face de la préfecture. Un mouvement qui vise à dénoncer les « violences policières contre les lycéens ».

Nous sommes encore sous le choc du déchaînement des violences policières exercées à l’encontre de lycéens qui protestaient pacifiquement contre la loi El Khomri. Demain, l’UNL et des organisations politiques et syndicales se rassembleront place de la République pour réaffirmer les principes de liberté et de démocratie auxquels nous sommes attachés et notamment celui de la liberté de se rassembler et de manifester », indiquait, dimanche 20 mars, les responsables du mouvement.

De son côté, de Directeur départemental de la sécurité publique du Calvados, Jean-François Papineau, indique : « Ceux qui s’indignent de prétendues violences policières ne s’indignent pas de voir des jeunes caillasser des policiers. Nous n’avons rien à cacher. D’ailleurs, tout a été filmé. »

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