Le Havre Mort de Lucie, au Havre : le meurtrier présumé est sorti de prison

Août 2014, Lucie décède après avoir reçu un coup de couteau au Havre. Écroué le 15 août 2014, le suspect a été placé en centre éducatif fermé, le vendredi 13 février 2015.

Mise à jour : 19/02/2015 à 09:04 par Lou Benoist

 (Photo tirée de l'un des comptes Facebook créés à sa mémoire)
L'auteur de coup de couteau a été placé en centre éducatif fermé, en attendant la décision de justice, le vendredi 20 février 2015. (Photo Facebook)

Il risque jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle. L’adolescent soupçonné d’avoir porté un coup de couteau mortel à Lucie, 18 ans, le 13 août 2014 au Havre (Seine-Maritime), est sorti de prison, et a été remis en liberté provisoire. Âgé de 15 ans à l’époque des faits, le jeune homme avait été mis en examen pour homicide volontaire par un juge d’instruction le 15 août 2014. Le juge des libertés et de la détention (JLD) a finalement décidé de son placement en centre éducatif fermé (CEF), le vendredi 13 février 2015.

« Il serait retourné chez ses parents »

« Je n’ai même pas eu à plaider devant le juges des libertés pour cette demande de placement en CEF. (…) Le mandat de dépôt de mon client s’achevait samedi dernier », indique l’avocat du jeune garçon, à Normandie-actu, le lundi 16 février 2015.

Si je n’avais pas fait la demande de la placer en centre éducatif fermé, celui-ci aurait été remis en liberté. Il serait retourné chez ses parents », soupire-t-il.

Une décision à laquelle s’est opposée le parquet, qui a demandé un « référé de détention ». En d’autres termes, le parquet a fait appel, suite à cette remise en liberté provisoire, afin que le jeune homme soit écroué dans un centre pénitentiaire jusqu’à la fin de sa mise en examen.

La mère de Lucie accuse la justice

Maryse Haubert, la mère de Lucie, s’est indignée face à cette décision :

En France, j’ai l’impression que l’on est puni de la même manière, que cela soit pour un vol, que pour un meurtre. Heureusement, le parquet s’est aperçu que cette demande n’était pas logique », confie-t-elle.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel rendra sa décision le jeudi 19 février 2015, indique l’avocat, afin de déterminer si le jeune homme restera en CEF le temps de sa mise en examen. « Cette mise en liberté est provisoire et cela ne préjuge aucune décision », a insisté l’avocat. « Le CEF n’est pas une prison, car il y a un travail éducatif beaucoup plus important, mais il n’a pas le droit d’en sortir. C’est très contrôlé », a-t-il ajouté.
La mère de Lucie, elle, s’indigne face à cette situation : « Je n’en sais pas plus sur cette décision, j’attends de m’entretenir avec mon avocat », a précisé Maryse Haubert. Tout ce que je sais, c’est ce que j’ai lu dans la presse. Aujourd’hui, l’auteur du meurtre de ma fille, lui, a la chance de pouvoir vivre, alors que ma fille, non. Je ne la verrai jamais être gendarme comme elle avait pour ambition, je ne verrai jamais ses enfants. »

Nous vous rappelons qu'en envoyant votre commentaire vous acceptez de respecter la charte de modération. Vous êtes pénalement responsable de vos écrits.