Rouen Mordue par un chien, à Rouen, la voisine amputée. Une ado et sa mère convoquées en justice

Une femme a dû être amputée d'une jambe, après avoir été mordue par un chien, mercredi 25 novembre 2015, à Rouen (Seine-Maritime). Les propriétaires de l'animal ont été entendues.

Mise à jour : 15/01/2016 à 16:47 par Isabelle Villy

Une femme a été amputée d'une jambe après avoir été mordue par un chien, à Rouen. La propriétaire du chien et sa mère devront s'expliquer devant la justice (Photo d'illustration)
Une femme a été amputée d'une jambe après avoir été mordue par un chien, à Rouen (Seine-Maritime). La propriétaire du chien et sa mère devront s'expliquer devant la justice (Photo d'illustration)

À Rouen (Seine-Maritime), mercredi 25 novembre 2015, trois personnes avaient été blessées par un chien croisé, de catégorie 1. Une femme de 48 ans avait été mordue grièvement. Attaquée à la jambe, elle souffrait d’une fracture ouverte. Hospitalisée en urgence au CHU de Rouen, elle avait finalement dû être amputée. Le chien, lui, avait été abattu sur place par les policiers, alors qu’il continuait d’attaquer la victime.

> Notre article, ici : Le chien attaque, à Rouen, Trois blessés. Les policiers tuent l’animal sur place.

Le chien aurait déjà mordu auparavant

C’est la brigade des délégations judiciaires qui a été chargée de l’enquête. Une jeune fille de 17 ans, propriétaire du chien, et sa mère, ont été auditionnées, mardi 13 janvier 2016. Il apparaîtrait que le chien aurait été offert à la jeune fille, à la fin du mois de juin 2015.

L’animal se serait montré très agressif dès le début, mordant plusieurs personnes. En septembre 2015, une jeune fille avait été mordue et avait dû être transportée au CHU de Rouen, pour y recevoir des points de suture », relatent les enquêteurs à Normandie-actu.

Le mercredi 25 novembre 2015, le chien s’en était pris à sa jeune propriétaire et à sa mère, alors qu’elles se trouvaient sur le seuil de leur appartement. Leur voisine avait alors tenté d’amadouer l’animal, mais ce dernier l’avait saisie, sans qu’elle ait eu le temps de refermer sa porte. Alertée, une patrouille de police s’était rendue sur place. Et un policier avait alors tiré une balle dans la tête du chien, alors que ce dernier tenait encore la voisine entre ses crocs.

De nombreuses infractions à la législation

Plusieurs infractions à la législation sur les chiens dangereux auraient été relevées à l’encontre de la jeune fille de 17 ans et de sa mère : le chien n’était pas stérilisé, il n’était ni assuré, ni déclaré. Il n’était par ailleurs pas tenu en laisse, ni muselé et était détenu par un mineur, dans un lieu public. La mère et la jeune fille ont reconnu les faits. Un juge des enfants a été saisi pour l’adolescente. La mère a été déférée au parquet : elle est convoquée devant le tribunal correctionnel pour le 1er mars 2016.

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