Mauvaise qualité de l'air au Havre : quelles sont les préocupations de la Codah ?

Jean-Louis Rousselin, vice-président de la Codah, revient sur les actions menées sur le territoire de l'agglomération pour pallier les pollutions atmosphériques.

Mise à jour : 22/09/2012 à 16:03 par Karine Lebrun


Jean-Louis Rousselin, vice-président de la Codah.
Jean-Louis Rousselin, vice-président de la Codah.

Suite à la publication de l’étude de l’Institut national de veille sanitaire (InVs) sur la qualité de l’air de neuf villes françaises, qui incrimine la pollution atmosphérique et son impact négatif sur la santé de leurs habitants, Jean-Louis Rousselin, le vice-président de la Codah, en charge de cette problématique revient sur les actions menées aujourd’hui sur le territoire. « La pollution atmosphérique, c’est l’affaire de toutes les grandes agglomérations urbaines. Personne n’est épargné », introduit celui qui, à la Codah, anime la conférence SABEN (Salubrité publique, Air Bruit, Espaces Naturels). Mais même si c’est l’affaire de tous, il est toujours difficile de voir sa ville pointer ainsi du doigt. C’est la raison pour laquelle Jean-Louis Rousselin, sans vouloir minimiser les faits, rappelle « que le Havre a été sélectionnée pour les besoins de cette étude, non pas parce qu’elle est plus polluée qu’une autre agglomération, mais plus simplement parce qu’elle faisait déjà partie d’un programme d’analyse de sa qualité de l’air qui assurait à l’InVs un historique de données plus long et plus précis. Le Havre et Rouen sont un peu stigmatisées alors qu’elles ne sont pas celles qui affichent les plus mauvais résultats. » L’inscription dans cette précédente étude engagée depuis 1997 témoigne en tout cas d’une préoccupation ancienne de la Codah, sensible à l’amélioration de son cadre de vie. Pour rappel : La surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la santé est une obligation réglementaire en France par l’application de la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie du 30 décembre 1996.

Un souhait : diminuer la pollution liée au trafic routier

« Aujourd’hui, nous sommes engagés dans différentes actions qui tendent à diminuer la pollution liée à la circulation », précise le vice-président. Au chapitre des actions concrètes déjà engagées sur le terrain : « la promotion du tramway et de manière plus générale, des transports en commun en site propre (comprenez : qui ne génère pas de particules et qui sont sans incidence sur l’ozone). Les bus du réseau Lia sont eux équipés de filtres à particules. »

La communauté de l’agglomération havraise a constitué par ailleurs un Plan Énergie Climat. « Il s’agit d’un véritable outil pour mener à destination du public des actions d’informations et faire le recueil des données sur la qualité de l’air, notamment, à l’échelle de notre territoire », détaille Jean-Louis Rousselin. Par ailleurs, dès l’année prochaine, sera lancée une étude pour la mise en place de l’évaluation des risques sanitaires de zones, « ceci afin de déterminer quels sont les principaux territoires de pollution et déterminer les pistes de progrès ». Mais si effort il y a, il n’existe pas aujourd’hui de recette miracle pour diminuer la pollution par particules, ces microscopiques éléments solides que nous respirons, dont la provenance est multiple et variée. Les activités industrielles et portuaires en génèrent tout comme l’agriculture ou même encore le chauffage de nos habitats. « C’est une problématique extrêmement complexe », reconnaît le vice-président de la Codah. Une problématique qui plus est, qui demande l’effort de tous.

Karine Lebrun

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Retrouvez le précédent papier du Havre Infos sur la qualité de l’air au Havre.