Cherbourg-Octeville Manche. Exercice nucléaire de grande ampleur, à Cherbourg

Jeudi 28 janvier 2016, un incident nucléaire sera simulé dans le port militaire de Cherbourg (Manche) afin de tester les dispositifs de sécurité. 2 000 personnes seront mobilisées.

Mise à jour : 21/01/2016 à 09:44 par Alice Labrousse

Un exercice nucléaire aura lieu jeudi 28 janvier 2016 à 18h à Cherbourg (Manche). L'incident simulé viendrait de la chaufferie d'un sous-marin d'attaque. (Photo d'illustration wikimedia commons)
Un exercice nucléaire aura lieu jeudi 28 janvier 2016, à 18h, à Cherbourg (Manche). L'incident simulé viendrait de la chaufferie d'un sous-marin d'attaque. (Photo d'illustration ©Wikimedia commons)

À 18h, jeudi 28 janvier 2016, les sirènes retentiront dans la ville de Cherbourg (Manche). Elles alerteront la population du début de l’exercice nucléaire dont le problème simulé viendrait d’un sous-marin d’attaque situé sur le port militaire. Ce test a pour but de vérifier les dispositifs de sécurité sur le port, mais aussi aux alentours de la rade.

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2 000 professionnels mobilisés

Entre les pompiers, les policiers, les gendarmes ainsi que les membres de la protection radiologique, l’exercice mobilisera environ 2 000 personnes. Il a pour vocation de tester l’ensemble des interventions en cas d’incident nucléaire. Des équipes d’intervention aux postes de commandement, en passant par les équipes techniques et des cellules de communication. « Il permettra, à partir d’un enchaînement de plusieurs faits dont la probabilité d’occurrence est hautement improbable, de tester la capacité des cellules de crise locales et nationales de l’exploitant et des pouvoirs publics à agir conjointement », indique la préfecture de la Manche, dans un communiqué.

Deux plans d’intervention pour la population

Dans le scénario mis en place par la préfecture et la Marine nationale, un accident sera simulé dans la chaufferie nucléaire d’un navire. « Un certain nombre de dispositions seront mises en œuvre dont le déclenchement du Plan d’urgence interne (PUI) de la base navale de Cherbourg et le déclenchement par le préfet du Plan particulier d’intervention (PPI). » Ces deux plans se focaliseront pour le PUI, sur les acteurs du sous-marins et les autorités puis pour le PPI, sur les civils, avec toujours les mêmes buts premiers : alerter, protéger et informer sur le déroulement des opérations. Dans le cas d’un incident qui pourrait concerner la population aux abords de la rade, un périmètre de 2 km autour est déterminé, ainsi que des consignes d’évacuation ou, dans un cas plus minime, de confinement.

La zone délimitée par la préfecture de la Manche et la marine nationale est de 2 km en cas d'incident de chaufferie nucléaire à bord d'un sous-marin à Cherbourg (Manche). (Plan Préfecture de la Manche)
La zone délimitée par la préfecture de la Manche et la marine nationale est de 2 km en cas d'incident de chaufferie nucléaire à bord d'un sous-marin à Cherbourg (Manche). (Plan ©Préfecture de la Manche)

L’officier Pierre-Joachim Antona de la Marine nationale, contacté par Normandie-actu, relativise.

Tout dépend de la nature de l’incident. Si l’incident se déroule dans la chaufferie nucléaire, nous ne parlons pas d’explosion mais d’événement radiologique. Il peut alors y avoir deux cas de figure, dans l’un d’eux la menace ne concerne que le navire et l’incident est contenu, dans l’autre cela peut avoir un impact sur la rade aux alentours. Mais une fois encore, des dispositifs sont là pour intervenir.

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