Rouen Lubrizol, les opérations de neutralisation sont terminées

Plus de deux semaines après le début de la fuite de gaz dans l'usine Lubrizol à Rouen, la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, a annoncé la fin des opérations mercredi 6 février

Dernière mise à jour : 06/02/2013 à 13:46

 

Les opérations de neutralisation se sont terminées mercredi 6 février 2013, a annoncé la préfecture de Seine-Maritime (photo : DVelec).
Les opérations de neutralisation se sont terminées mercredi 6 février 2013, a annoncé la préfecture de Seine-Maritime (photo : DVelec).

« La ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie, Delphine Batho, a annoncé la fin de l’incident survenu le 21 janvier dernier, dans l’entreprise Lubrizol, qui avait généré des odeurs incommodantes », a-t-on appris mercredi 6 février auprès de la préfecture de Seine-Maritime.

Par ailleurs, Pierre-Henry Maccioni, préfet de la région Haute-Normandie, préfet de la Seine-Maritime, « a décidé la levée du plan particulier d’intervention (PPI) ainsi que la cellule de crise ». Il revient sur le déroulement des opérations de neutralisation, insistant sur le fait que les 36 tonnes de produit ont été traitées par étape ( trois fois 12 tonnes), comme le plan le prévoyait. Mais c’est le nettoyage du fond de cuve qui posait plus de problèmes, des résidus solides y étant collés.

Conséquences pour la santé ?

Dans son communiqué, le préfet de Saine-Maritime rappelle « que les émissions de mercaptan, à la cheminée de l’usine, n’ont à aucun moment atteint des niveaux susceptibles d’avoir des effets nocifs sur la santé ». Une théorie remise en cause par André Picot, toxicologue, qui expliquait jeudi 31 janvier dernier, dans une interview publiée sur le site du Nouvel Obs que la réaction chimique à l’origine des émanations de mercaptan n’aurait pas été possible sans la présence d’un solvant. « Or aucun communiqué ne mentionne la présence de ce solvant » qui lui, est certainement toxique.

De son côté, l’entreprise Lubrizol a été « progressivement autorisée à redémarrer ses activités », à l’exception de l’unité dans laquelle se situe la cuve d’où provenaient les émanations de mercaptan.

Un rapport pour Lubrizol

L’entreprise devra maintenant présenter « un rapport complet sur les causes de l’incident, les mécanismes qui ont conduit à ce dégagement d’odeurs incommodantes, les relevés réalisés pendant l’incident, et les mesures correctives susceptibles de garantir contre toute répétition d’un tel incident ». Le rapport devra être analysé par la Direction Régionale de l’Environnement (DREAL) et c’est seulement lorsque les mesures correctives préconisées dans le rapport auront été validées, que Pierre-Henri Maccioni lèvera la suspension d’activité.

Le préfet réunira le Conseil départemental des risques sanitaires et technologiques (CODERST), le 12 février 2013, puis le comité local d’information et de concertation (CLIC) « pour présenter les conséquences à tirer de cet évènement, en toute transparence, et en débattre avec les collectivités, les associations, et les riverains ».

25 Quai de France, 76100 Rouen, France
Amandine Briand
Journaliste
  1. Le Major
    9 fév 2013 11:31
    1989-2013, même combat?
    http://lemajor.over-blog.com/article-l-histoire-ne-se-repete-jamais-sauf-a-rouen-lubrizol-saga-115160301.html
  2. pascal
    7 fév 2013 21:56
    vous nous avez bien niqué !!!! il y aura des retombé vous verrai !!!! h2s toxique meme la ministre a baigné hpnte a la gauche