Caen Liaison vers la Corse depuis Caen. Mauvais coup pour l'aéroport de Rouen-Boos

La compagnie aérienne Volotea annonce le développement de ses lignes pour la Corse, depuis Caen (Calvados). Une annonce qui remet en question l'avenir de l'aéroport de Rouen.

Mise à jour : 06/10/2015 à 18:00 par Valentine Godquin

En développant ses lignes depuis Caen, la compagnie Volotea pourrait mettre à mal l'activité de l'aéroport de Rouen. (Photo : DR)
En développant ses lignes depuis Caen, la compagnie Volotea pourrait mettre (encore plus) à mal l'activité de l'aéroport de Rouen. (Photo : DR)

La compagnie aérienne Volotea, basée un peu partout en Europe, et notamment à l’aéroport de Caen-Carpiquet (Calvados), a annoncé, jeudi 1er octobre 2015, le développement de ses lignes à destination de la Corse, pour l’année 2016. À destination d’Ajaccio ou de Bastia, les voyageurs adeptes du soleil de l’Île de Beauté pourront ainsi profiter d’une offre allant jusqu’à six lignes hebdomadaires. Une nouvelle qui s’annonce difficile à digérer pour… l’aéroport de Rouen (Seine-Maritime), en sursis.

> Lire aussi : L’aéroport de Rouen-Boos sauve sa peau pour un an !

Reprise dès le 26 mars 2016

Au total, 41 000 sièges seront proposés aux voyageurs, pour se rendre en Corse, au départ de Caen. Cet objectif fixé à Caen par Volotea permettra ainsi une augmentation de 26 % de l’offre. La compagnie aérienne avait lancé ses lignes en avril 2014 pour Ajaccio, et en avril 2015 pour Bastia. Ces deux lignes se déclineront de la façon suivante, dès 2016 :
- À destination d’Ajaccio. À partir du 26 mars 2016, avec quatre vols par semaine, les mardis, jeudis, samedis et dimanches (un vol supplémentaire par rapport à 2015).
- À destination de Bastia. À partir du 2 avril 2016, avec deux vols par semaine, tous les samedis et dimanches.

Le changement de jour d’opération vers Bastia, avec dorénavant des vols tous les samedis et dimanches devrait nous permettre de toucher une cible plus large de voyageurs et prouve que l’aéroport de Caen est un choix stratégique excellent pour Volotea en Normandie », commente Edo Friart, le responsable du développement international.

Un coup dur pour… l’aéroport de Rouen-Boos

Ce développement à Caen est annoncé alors que l’aéroport de Rouen-Boos est en sursis depuis juillet 2015, avec la prolongation d’un an de la délégation de service public nécessaire à son exploitation. Pour le président de l’association des usagers et partisans de l’aéroport de Rouen, constituée le 28 février 2015, cette annonce est un coup dur. Corsicatours affrétait en effet des vols vers la Corse, depuis Rouen, via la compagnie Volotea.

> Lire aussi : Survie de l’aéroport de Rouen-Boos : la résistance d’organise

Corsicatours a été contraint de jeter l’éponge pour les vols depuis Rouen-Boos », affirme le président Alain Stephanopoli de Comnène. « Depuis des semaines, ils demandent des assurances à l’exploitant de l’aéroport, la SNC-Lavalin, pour organiser la prochaine saison, mais ils n’ont eu aucun retour. Plus de son, plus d’image. Ils ne pouvaient plus se permettre d’attendre, sans assurance de l’exploitant, de poursuivre à Boos », souligne-t-il.

> Lire aussi : Régime Kadhafi. SNC-Lavalin, exploitant d’aéroports en Normandie, dans la tourmente

Des arguments pour la fermeture ?

La conséquence semble dès lors assez logique pour le responsable de l’association : le départ de Corsicatours fera diminuer le trafic de l’aéroport de l’agglomération de Rouen, donnant du même coup des arguments à ceux qui souhaitent le déclasser en aérodrome et notamment la Métropole de Rouen, qui avait accordé un sursis d’un an au site. Pour l’heure, l’association de défense accuse le coup, mais Alain Stephanopoli annonce déjà qu’il n’a pas dit son dernier mot…

Nous vous rappelons qu'en envoyant votre commentaire vous acceptez de respecter la charte de modération. Vous êtes pénalement responsable de vos écrits.