Rouen Le sexe neutre reconnu par la justice. Françoise Guégot, députée de Seine-Maritime, s'insurge

Françoise Guégot, députée de Seine-Maritime et membre des Républicains, s'oppose à la reconnaissance d'un "sexe neutre". Et elle le fait savoir. Explications.

Mise à jour : 17/10/2015 à 08:16 par Alice Labrousse

Françoise Guégot réagit à l'annonce de la reconnaissance d'une personne intersexuée en tant que sexe "neutre".  (Photo @LaDépêcheL'éclaireur)
Françoise Guégot réagit à l'annonce de la reconnaissance d'une personne intersexuée en tant que sexe "neutre". (Photo @LaDépêcheL'éclaireur)

Dans son communiqué intitulé « Le troisième sexe arrive en France », la députée Les Républicains de Seine-Maritime, Françoise Guégot, veut tirer la sonnette d’alarme. Dans sa ligne de mire ? La reconnaissance “d’un nouveau sexe”. Une personne intersexuée, dont les organes génitaux sont difficiles à définir comme masculins ou féminins, vient d’obtenir le droit d’apposer sur son acte de naissance le genre « neutre ».

Le contexte. La personne, considérée jusqu’à présent comme un homme, est née sans appareil génital complet. En France, on considère qu’un enfant sur 100 000 naît intersexué. La décision fait l’objet d’un appel de la part du parquet de Tours (Indre-et-Loire), qui craint qu’elle n’engendre la création d’un « troisième sexe », ou la remise en cause de la « binarité ancestrale des sexes ». Selon le médecin de la personne à l’origine de la demande, cette personne est née avec un  « vagin rudimentaire » et un « micropénis », sans testicules. En effet, les personnes intersexuées naissent avec une ambiguïté sexuelle visible : leurs organes génitaux sont difficiles à définir ou sont atrophiés, si bien qu’il est impossible de classer ces personnes comme « homme » ou « femme » selon les standards habituels.

Elle se dit « atterrée »

La députée de Seine-Maritime réagit :

Françoise Guégot est atterrée par cette décision qui – si elle devait être confirmée – consisterait à introduire la reconnaissance d’un troisième sexe. »

L’élu des Républicains rapproche cette décision juridique à la circulaire de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, qui fit reconnaître des enfants nés de mères porteuses étrangères à l’état civil français. Bien que les questions de genre n’aient que peu de choses à voir avec les enfants issus de GPA, la députée dénonce la prise de décision du tribunal. Elle craint la reconnaissance de toute personne ayant l’envie ou le besoin d’être nommée comme une personne de sexe «neutre» comme tel.

Le risque de voir cette décision de justice être instrumentalisée par des lobbys militants pour imposer cette notion de sexe neutre, au-delà des seules personnes intersexuées, est majeur et préoccupant pour notre société. Nous devons lutter contre cette théorie du genre qui consiste à déconstruire la dualité homme/femme…»

Moquée sur Twitter

À la fin du communiqué, une faute de frappe survient. Et Françoise Guégot devient François Guégot…sur un communiqué sur le genre, les twittos ne pouvaient pas manquer de le faire remarquer comme Olivier Veran, député PS de l’Isère.

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