Le député Jean-Yves Besselat laisse la place à Edouard Philippe au Havre

A 67 ans, Jean-Yves Besselat, député de la 7e circonscription de Seine-Maritime (Le Havre) a décidé de ne pas se représenter les 10 et 17 juin prochains.

Mise à jour : 02/02/2012 à 19:07 par Olivier Bassine

Edouard Philippe (à gauche) fera campagne à la place de Jean-Yves Besselat (à droite).
Edouard Philippe (à gauche) fera campagne à la place de Jean-Yves Besselat (à droite).

Nous l’avions laissé entendre dans notre édition du 7 décembre  dernier : Jean-Yves Besselat, député de la 7e circonscription, ne se représentera pas. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 2 février dans sa permanence parlementaire de la rue Jules-Lecesne, il a plusieurs fois remercié Antoine Rufenacht qui lui avait mis le pied à l’étrier. D’abord lors des cantonales de 1982 où il était devenu conseiller général, puis lors des législatives de 1995 lorsque l’ancien maire du Havre, alors également président du Conseil général de Seine-Maritime avait dû abandonner son mandat parlementaire.

Emu et visiblement éprouvé par des problèmes de santé, celui qui a été durant 17 ans sans discontinuer le député du Havre centre, mais aussi de la Mare-Rouge, d’Octeville, Sainte-Adresse… était accompagné de celui qui reprendra le flambeau de la candidature, le maire du Havre Edouard Philippe. S’il est élu le 17 juin, ce dernier abandonnera logiquement son mandat au Conseil général.

“Je pense avoir accompli ma mission au service du Havre et des Havrais, a souligné Jean-Yves Besselat, en particulier dans la filière maritime, au cœur de nos préoccupations. Je souhaite d’ailleurs poursuivre mon travail dans le grand dossier de l’Ecole nationale supérieure maritime du Havre”. Insistant sur la continuité d’un “travail en triangle” Rufenacht-Philippe-Besselat (sans aller toutefois jusqu’à une comparaison biblique), le député sortant – qui tient son mandat jusqu’au 17 juin – a ensuite passé la parole à son suppléant actuel qui, il l’espère, lui succèdera sur les bancs de l’Assemblée, comme il lui avait succédé en 2008 sur les bancs rouennais du Conseil général.

“Succéder à Jean-Yves Besselat m’honore, parce que c’est un acte de confiance, de foi”, a lancé Edouard Philippe. Le fait de cumuler les fonctions de maire, président de l’agglo et député ne lui pose pas de problème, “au contraire, dès lors qu’il faut aller à Paris défendre des dossiers importants pour l’avenir du Havre tels que la future ligne nouvelle SNCF ou le Grand Paris”. Face à lui, le maire du Havre aura notamment – candidat déjà déclaré – le socialiste Laurent Logiou, chef de file du groupe PS au conseil municipal. Mais si ce dernier avait dit espérer affronter le maire du Havre lors des prochaines législatives – préfigurant ainsi ce que pourrait être une bataille pour les municipales, abstraction faite d’une présence toujours forte du PCF qui ne s’en laissera sans doute pas compter – Edouard Philippe n’a fait aucun commentaire sur cet adversaire, qu’il n’a d’ailleurs pas nommé…

Olivier Bassine