Laurent Fabius, son héritage, ses œuvres d'arts

Le ministre des Affaires étrangères, héritier d'une famille d'antiquaires, a déclaré un patrimoine total net (hors passif) de 6,07 millions d'euros. Ce que l’on sait. Réactions.

Mise à jour : 16/04/2013 à 16:06 par Briac Trébert

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L’ancien premier ministre de François Mitterrand est riche, ce n’est pas un scoop. « Il a hérité de son père en 1984, l’antiquaire André Fabius, lui-même fils d’Élie Fabius, l’un des principaux marchands d’art du début du XXe siècle », rappelait Le Journal du Dimanche, le 14 avril.

Un appartement à Paris à 2,75 millions d’euros

Le ministre des Affaires étrangères a ainsi déclaré un patrimoine total net (hors passif) de 6,07 millions d’euros, selon les déclarations publiées lundi 15 avril par le gouvernement. Ce patrimoine est composé notamment d’un appartement à Paris, dans le quartier Notre-Dame (2,75 millions d’euros), de deux maisons de campagne, l’une en Ariège (680 000 euros) et l’autre en Haute-Normandie, qu’il viendrait d’acheter, l’an dernier, et qui serait l’objet d’un emprunt total de 515 500 euros, non encore remboursé.

Il n’a pas de voiture…

Il déclare également des valeurs mobilières de 1,32 million d’euros, composées essentiellement d’une participation dans la maison d’enchères Piasa. À cela s’ajoutent une assurance vie (516 349 euros), deux comptes courants de 5 800 euros et un troisième débiteur (étonnant) de 30 716 euros à la HSBC. Le ministre déclare aussi, sans précision, 630 000 euros de biens mobiliers (des œuvres d’arts ?), et 222 351 euros de capital Préfon Retraite, la caisse de retraite complémentaire pour fonctionnaires. Et Laurent Fabius n’a donc pas de voiture…

Des placements lui permettent de défiscaliser

L’ancien président de l’Agglomération de Rouen apparaît ainsi comme le plus riche du gouvernement, avec ces 6,07 millions d’euros de patrimoine. Mais, particularité par rapport à ses collègues : il détient des parts de FCPI, Fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI Innoven et FCPI objectif Innovation 3), « des placements qui permettent de réduire son impôt sur le revenu ou son impôt sur la fortune (ISF) », ont immédiatement relevé Le Monde et Le Huffington Post. Souscrire des parts de ces fonds permet, en effet, de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu « correspondant à 18 % de l’investissement », note Le Monde.

  • Son aventure dans la société de vente aux enchères Piasa ?

Son grand-père, Élie Fabius, « a créé, en 1882, l’une des plus prestigieuses galeries d’art parisienne et a dès lors, constitué une riche collection d’œuvres d’art, qui deviendra la collection “Fabius Frères”. Une aventure racontée dans un ouvrage d’Olivier Gabet, en 2011, Un marchand entre deux Empires, relate l’Internaute.com.
Cette collection aurait été transmise de génération en génération et a été gérée successivement par le père de Laurent Fabius avec ses oncles, puis par son frère, François, jusqu’à son décès en 2006. La collection a ensuite été dispersée en 2011 lors d’enchères pilotées par… la société Piasa.

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