Le Havre La séance de dédicaces du rappeur Niska dégénère, au Havre. Cinq mineurs en garde à vue

Cinq mineurs ont été placés en garde à vue, au Havre, jeudi 14 janvier 2016. Ils seraient les auteurs des violences perpétrées après une séance de dédicaces du rappeur Niska.

Mise à jour : 15/01/2016 à 19:20 par

Les forces de l'ordre s'étaient déplacées en nombre pour calmer la jeunesse en colère (photo envoyée par un lecteur).
Les forces de l'ordre s'étaient déplacées en nombre pour calmer les jeunes trop remuants, au Havre (Seine-Maritime). (Photo envoyée par un lecteur).

Vendredi 18 septembre 2015, le rappeur Niska était attendu au magasin Foot Locker d’Auchan Grand-Cap, à Mont-Gaillard, au Havre (Seine-Maritime) pour une séance de dédicaces. Très vite, une foule est venue l’attendre. Entre 400 et 500 personnes parmi lesquelles quelques fans « remuants » qui ont entraîné l’annulation du rendez-vous, pour des raisons de sécurité. Le jeune public a alors afflué sur la voie publique où plusieurs s’en sont pris violemment au tramway et à ses voyageurs ainsi qu’aux forces de l’ordre venues les disperser. Jeudi 14 janvier 2016, cinq mineurs ont été placés en garde à vue, soupçonnés d’être des auteurs des violences. Ils vont devoir s’expliquer devant la justice.

Niska ?

Deux plaintes déposées après les débordements

L’enquête a été confiée au groupe de voie publique de la sûreté urbaine qui a fait un important travail d’identification grâce au traitement des images de la vidéosurveillance urbaine. Les cinq jeunes sont âgés de 16 et 17 ans.

Tous ont reconnu les faits. Deux d’entre eux ont avoué avoir participé aux jets de pierre sur les forces de l’ordre. Les trois autres ont admis les violences sur les forces de l’ordre et sur le tramway » , indique une source judiciaire, à Normandie-actu.

Suite aux débordements, un policier avait été blessé, et avait déposé plainte. Lia, le réseau des transports en commun du Havre, avait également déposé plainte. « Une vitre avait été cassée et un bouclier arraché sur la rame mise à mal par les jeunes énervés », raconte un enquêteur. Les cinq jeunes ont été remis en liberté, mais devront s’expliquer prochainement devant un magistrat.

Nous vous rappelons qu'en envoyant votre commentaire vous acceptez de respecter la charte de modération. Vous êtes pénalement responsable de vos écrits.