Déville-lès-Rouen Restructuration chez Vallourec. Près de Rouen, des postes supprimés

Vallourec, va supprimer 2 000 postes dans le monde, 1 500 en Europe, dont 900 postes environ, en France. Le site de production de Déville-lès-Rouen est concerné par ces mesures.

Mise à jour : 30/04/2015 à 14:00 par La Rédaction

Le fabricant de tubes sans soudure a annoncé 900 suppressions de postes en France. (Illustration : Wikimedia Commons)
Le fabricant de tubes sans soudure a annoncé 900 suppressions de postes en France. (Illustration : Wikimedia Commons)

L’entreprise Vallourec, qui dispose d’un site à Déville-lès-Rouen, dans l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime), est dans la tourmente. Le fabricant de tubes sans soudure a annoncé, mardi 28 avril 2015, 2 000 suppressions de postes dans le monde, dont 1 500 en Europe et 600 en France, soit 12% de ses effectifs hexagonaux. Le groupe français a fait état d’une perte nette de 76 millions d’euros au premier trimestre, pour un chiffre d’affaires en recul de 17,2% à 1,05 milliard d’euros.

Déville passe aux « deux-huit »

Jeudi 30 avril 2015, l’entreprise a donné plus d’indications sur la réorganisation des unités industrielles. Le site de Déville-lès-Rouen, comme celui d’Aulnoye et deux sites en Allemagne, va passer de trois à deux postes. « Nous devons réduire d’‘un tiers nos capacités de production de tubes en Europe », indique à Normandie-actu une responsable du groupe. À Déville-lès-Rouen, les équipes passeront désormais « de trois-huit aux deux-huit ».
« C’est le début du processus. Il y aura un dialogue social et une transparence avec les partenaires sociaux et les salariés. L’objectif, c’est de trouver des solutions pour chacun », poursuit la responsable. « Aucun chiffre ne sera donné localement avant la réunion avec les partenaires sociaux. Ce qui est sûr, c’est que nous voulons éviter les licenciements secs. La pyramide des âges doit pouvoir nous y aider. »

Environ 450 salariés près de Rouen

« Vallourec évolue actuellement dans un environnement de marché très difficile marqué par les coupes importantes dans les investissements en exploration et production » de ses clients, a souligné le président du directoire, Philippe Crouzet, dans un communiqué. Le premier trimestre a été « sévèrement affecté » par une chute des ventes dans son activité principale pétrole et gaz liée à la baisse du prix du brut, ainsi que par un environnement économique défavorable au Brésil. Les ventes du groupe ont plongé de 24,2%, et celle de la division pétrole et gaz (qui pèse pour près de 70% du total) de 29,4% sur le trimestre.

C’est dans ce contexte que Vallourec a annoncé de nouvelles mesures de réductions de coût, s’inscrivant dans son plan d’économies lancé en 2014. À l’automne 2014, déjà, la CGT de l’entreprise Vallourec de Déville-lès-Rouen, s’inquiétait du chômage partiel imposé au personnel en raison du carnet de commandes trop faible de l’entreprise. L’entreprise compte 446 salariés. « La concurrence des usines derniers cris du groupe, implantées au Brésil et en Chine, qui tournent à plein régime, nous interroge », s’alarmait les syndicalistes.

Document. Le communiqué de presse de Vallourec :

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