Rouen Football. Le rapprochement du FC Rouen et de l'US Quevilly fait toujours réagir

La naissance officielle du club de football "Quevilly Rouen Métropole" suscite toujours des interrogations et des débats, notamment sur les réseaux sociaux. Vos réactions.

Mise à jour : 24/04/2015 à 08:48 par Fabien Massin

Une page Facebook (non-officielle) sur le Quevilly Rouen Métropole a déjà vu le jour. (photo Facebook QRM)
Une page Facebook (non-officielle) sur le "Quevilly Rouen Métropole" a déjà vu le jour. (Photo Facebook QRM)

La naissance officielle de QRM (Quevilly Rouen Métropole), annoncée officiellement lundi 20 avril 2015, concrétisant le rapprochement entre les clubs de football du FC Rouen et de l’US Quevilly, suscite toujours de vives réactions. Sur les réseaux sociaux, les commentaires sont nombreux et le débat s’agite, entre ceux qui se réjouissent de voir une nouvelle entité se constituer, promesse d’un club fort dans l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime), et les défenseurs des clubs, qui craignent que tous deux perdent leur âme dans cette affaire…

La Ligue 2 d’ici cinq ans

Pour rappel,  l’USQ et le FC Rouen sont toujours vivants, mais donnent naissance à une nouvelle équipe fanion, qui aura pour mission d’atteindre le niveau National d’ici deux ans, et la Ligue 2 d’ici cinq ans. La nouvelle équipe « élite » jouera en rouge à domicile et en jaune à l’extérieur, et évoluera au stade Robert Diochon.

Un regroupement logique à l’échelle de l’agglomération…

Pour les uns, ce projet fait ainsi preuve d’un « pragmatisme » louable :

L’équipe va jouer à Diochon, en rouge. On garde donc les Diables rouges. Renforcée par la structure de l’USQ, c’est d’une logique implacable. Dans n’importe quel autre domaine, on regroupe pour se renforcer (Régions, regroupement scolaire, centrale d’achat). De toute façon, on ne jugera que sur les résultats.

Un regroupement qui trouve également toute sa logique si l’on tient compte du visage spécifique de Rouen, et l’importance de l’agglomération par rapport à la ville-centre :

Aujourd’hui Petit-Quevilly c’est Rouen ! Tout comme Mont-Saint-Aignan et d’autres villes qui jouxtent Rouen… (…) Rouen et sa première couronne sont une seule et même entité.

… ou une alliance contre-nature ?

Pour d’autres, la pilule ne passe pas. Ce rapprochement est « artificiel », au vu des différences entre les deux clubs, et ne pourra déboucher que sur une « usine à gaz ».

L’USQ est un club à vocation amateur, le FCR à vocation professionnelle.

Dans les commentaires, pour les supporters du FC Rouen, on sent une forte vexation à voir le club d’une « grande » ville, se faire « avaler » par plus petit que soi…

Le FC Rouen doit monter en CFA2 et faire taire tous ses détracteurs.

Les Culs rouges déplorent un « projet absurde »

Parmi les détracteurs du projet, la Fédération des culs rouges, club de supporteurs du FC Rouen, monte une nouvelle fois au créneau, dans un communiqué dévoilé jeudi 23 avril 2015.

Nous prenons acte des informations divulguées dans le cadre de la conférence de presse relative au projet USQRM et nous nous félicitons du fait que toutes les équipes du FC Rouen 1899 continueront dans leurs divisions, avec leurs couleurs historiques et que ses équipes premières (seniors et féminines) évolueront à Diochon, le stade historique du FCR. »

Toutefois… :

« Nous ne cautionnons en aucun cas ce projet absurde qui consiste à mélanger deux clubs au passé si riche avec deux philosophies aussi diamétralement opposées ! Nous déplorons la stratégie grossière qui consiste à créer la confusion en s’appropriant des éléments fondamentaux de l’identité du FCR, à savoir la couleur rouge de son maillot, l’utilisation de son logo et de son stade historique le stade Robert Diochon. Nous rappelons également que l’utilisation du logo du FCR dans le cadre du projet QRM et une éventuelle participation de l’association FCR 1899 au capital du QRM devront faire l’objet d’un vote en assemblée générale. Il en va de même pour l’US Quevilly qui voit le nom de son équipe première modifié. »

La Métropole débourse 200 000 euros

Interrogé par Normandie-actu, Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie, précise l’implication de sa collectivité dans l’aventure QRM.

C’est un projet qui provient du milieu sportif, rappelons-le, les collectivités locales ne font que l’accompagner. Mais c’est un beau projet, qui fédère deux clubs de l’agglomération, tout en préservant leur identité. Les deux clubs auraient pu craindre une fusion, mais ça n’est pas le cas, là, il s’agit de la création d’une équipe première. Dans cette création, la Métropole est un partenaire financier. La subvention sera de 200 000 euros par an, soit beaucoup plus que celle accordée à l’US Quevilly jusqu’à présent. C’est un vrai choix, en vue d’appuyer le projet d’équipe élite. Compte tenu de la popularité d’un sport comme le football, il y a un public, une attente, et j’allais dire, même, un besoin, dans l’agglomération.

Stade Diochon : une rénovation attendue

En tout cas, une équipe « élite », soutenue par large public, cela implique des infrastructures à la hauteur de cette ambition. À commencer par un stade adapté au football du XXIe siècle. Actuellement propriété de la Ville de Rouen, il passera sous la coupe de la Métropole au 1er septembre.

Le stade Robert-Diochon est un stade ancien, qui sera rénové et mis aux normes. Nous allons préparer un plan pluriannuel d’investissements. Cela fait partie de l’accompagnement du projet sportif, avec les sponsors : développement des recettes, mise en place de loges etc.
Fabien Massin
Journaliste à Normandie-actu - Twitter
Localité(s) :
Rouen, 76

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