Caen Fait-il bon étudier en Normandie ? Caen, Rouen, Le Havre, le classement de L'Étudiant

Mardi 8 septembre 2015, L'Étudiant a publié son palmarès des villes où il fait bon étudier. Si Rouen et Caen sont dans la moyenne, Le Havre se classe parmi les mauvais élèves.

Mise à jour : 08/09/2015 à 17:04 par Mathieu Girard

Mardi 8 septembre 2015, l'Étudiant a dévoilé son traditionnel palmarès des villes où il fait bon étudier. Si Rouen (Seine-Maritime) et Caen (Calvados) sont dans la moyenne, Le Havre (Seine-Maritime) est à la peine. (Photo : Minerva Studios)
Mardi 8 septembre 2015, L'Étudiant a dévoilé son traditionnel palmarès des villes où il fait bon étudier. Si Rouen (Seine-Maritime) et Caen (Calvados) sont dans la moyenne, Le Havre (Seine-Maritime) est à la peine. (Photo : Minerva Studios)

Mardi 8 septembre 2015, le site internet du magazine L‘Étudiant a dévoilé les conclusions de son enquête sur les villes où il fait bon étudier. Les atouts de 41 cités universitaires françaises ont été passés au crible.
En Normandie, si Rouen (Seine-Maritime) et Caen (Calvados) se hissent au milieu du classement, Le Havre (Seine-Maritime) est à la traîne. Explications.

Voici les résultats, catégorie par catégorie, de Rouen, Caen et Le Havre. (Infographie : l'étudiant)
Voici les résultats, catégorie par catégorie, de Rouen, Caen et Le Havre. (Infographie : l'étudiant)

Quelle méthodologie ?

Pour la neuvième édition de son classement des villes où il fait bon étudier, L’Étudiant a retenu neuf thèmes (culture, emploi, environnement, études, logement, rayonnement international, sorties, sports, transports) et 36 critères. Le magazine leur a ensuite attribué des coefficients (de 1 à 4) et a créé quatre catégories distinctes, de poids équivalent, pour classer les 41 unités urbaines françaises de 8 000 étudiants et plus :

  • Les formations (études et rayonnement international) ;
  • La vie étudiante (sorties, culture et sports) ;
  • Le cadre de vie (logement, transports et environnement) ;
  • Et l’emploi.

Après avoir compilé toutes ces données, L‘Étudiant a réalisé un classement général et trois classements par taille : de 8 000 à 20 000, de 20 000 à 40 000 et plus de 40 000 étudiants. Le Havre, Caen et Rouen appartiennent justement à chacune de ces catégories.

Rouen 18e au général, mais dernière parmi les métropoles

Parmi les trois grandes villes de Normandie, la capitale provisoire de la Normandie réunifiée est celle où les étudiants sont les mieux lotis. Elle se classe 18e sur 41, mais perd trois places par rapport à 2014. En revanche, elle arrive bonne dernière parmi les 14 grandes métropoles régionales de plus de 40 000 étudiants, loin derrière Toulouse (Haute-Garonne), Grenoble (Isère) et Montpellier (Hérault) qui caracolent en tête. À noter qu’elle vient juste de rejoindre cette catégorie, 2015 étant la première année où Rouen compte plus de 40 000 étudiants.
Dans les quatre différentes catégories, elle a obtenu les résultats suivants : 15e pour la formation, 15e pour la vie étudiante, 24e pour le cadre de vie et 20e pour l’emploi. Son gros point fort reste la culture (8e). Rouen s’en sort bien également en études (14e), en sports (14e), en logement (16e) et en transports (17e). Aucun doute, la cité normande est très attractive. Entre 2003-2004 et 2013-2014, elle a gagné plus de 16 % d’étudiants (8e sur ce seul critère). Pour grimper dans le classement, il lui reste à produire des efforts en sorties (33e) et en environnement (35e).

Caen 22e au général, mais leader en vie étudiante !

22e du classement général, Caen a perdu également trois places par rapport à l’enquête de 2014. Elle se classe 7e parmi les 11 villes comptant de 20 000 à 40 000 étudiants. On remarque immédiatement qu’il fait bon s’amuser dans la cité caennaise puisqu’elle arrive en tête de la catégorie « vie étudiante ». Dans les trois autres catégories, ses résultats sont plus moyens : 31e pour la formation, 26e pour le cadre de vie et 22e pour l’emploi.
Si on entre plus dans le détail, Caen tire son épingle du jeu en sorties (4e), en sports (12e), en culture (15e), en environnement (16e) et en logement (17e). Sur ce dernier thème, l’unité urbaine présente la plus forte proportion de logements en cité universitaire par rapport à la population étudiante (16 %).
Que lui manque-t-il ? De quoi rayonner au niveau international (38e et dernière de la catégorie grandes villes étudiantes) et des petits efforts sur les transports (38e), notamment sur la politique tarifaire (36e sur ce seul critère).

> Lire aussi : Coût de la vie étudiante. Les transports en commun les plus chers de France sont à Caen.

Le Havre, 38e, reste en queue de peloton

La célèbre cité portuaire n’a pas progressé par rapport à 2014. Ni régressé d’ailleurs, mais elle occupe la 38e place au classement général. Seules les universités de Douai-Lens (Pas-de-Calais), Pointe-à-Pitre – Les Abymes (Guadeloupe) et Valenciennes (Nord) font moins bien. Parmi les villes comptant de 8 000 à 20 000 étudiants, elle se classe 13e sur 16.
Ses classements : 27e en formation, 38e pour le cadre de vie, 39e pour la vie étudiante et 40e pour l’emploi. Des résultats qu’il convient de nuancer car si Le Havre est une petite ville universitaire en nombre d’étudiants (la 35e sur ce seul critère), elle les attire ! Entre 2003-2004 et 2013-2014, leur nombre a augmenté de 17 % en plus (7e sur ce critère). Et il ne s’agit pas que de Français puisque la ville compte 18 % d’étudiants étrangers (6e place !). Pour les garder sur le territoire, il faudrait toutefois s’occuper des transports (39e), des sorties (39e) et surtout de l’emploi (40e).

Consultez l’intégralité du classement de L’Étudiant :

Palmares 2016

Nous vous rappelons qu'en envoyant votre commentaire vous acceptez de respecter la charte de modération. Vous êtes pénalement responsable de vos écrits.