Caen Exposition. Les sans-abri dans l'objectif du photographe Air. G, à Caen

Robin Gallienne, alias Air.G, expose ses photos jusqu’au 22 février 2016 à Caen et Ouistreham (Calvados). Le jeune photographe a rejoint l'association « Surface Sans Cible ».

Mise à jour : 17/02/2016 à 07:47 par marjoriejanetaud

Air.G expose ses photos de sans abris à Caen (Calvados). ©Air.G
Air.G expose ses photos de sans-abri à Caen (Calvados). ©Air.G

L’association Surface Sans Cible présente, jusqu’au 22 février 2016, à l’Abbaye-aux-Hommes, qui abrite l’Hôtel-de-Ville de Caen (Calvados), une exposition de photographies créatives et expérimentales. Dans la salle du Scriptorium, sont exposés 150 clichés signés Linaupe Carter, Suzanne, Daniel Gautier, Jean-Marc Léger, Mariko, Bernard Louvel, Cécile Carpena, Nadège Jeanne… mais aussi Nikos Aliagas, Alain Chennevière, Patrice Gascoin et Air.G, l’un des derniers à avoir rejoint l’association et aussi le plus jeune membre. À 17 ans, le Caennais Robin Gallienne expose des portraits de sans-abri de la série Homeless. Entretien.

> Lire aussi : Exposition. 150 clichés, et une photo de Nikos Aliagas, à la mairie de Caen

Des sans-abri de Caen, Paris, Rome…

Normandie-actu. Parlez-vous de la série Homeless que l’on peut actuellement voir à l’Hôtel-de-Ville de Caen ?
Air.G. Pour moi, une bonne photo raconte une histoire. Les visages, les traits de ces sans-abri de Caen, Paris, Rome, Prague, Montpellier… que je photographie racontent une histoire et lorsque je les rencontre, j’aime qu’ils me parlent de leur vie.

Quand avez-vous débuté cette série ?
Il y a trois ans. À l’époque, j’étais attiré par les visages, pourquoi pas les sans-abri… C’était peut-être une thérapie pour ne plus avoir peur d’eux ou alors parce que je vais toujours chercher ceux devant lesquels les autres ne s’arrêtent pas.

Quel est votre parcours ?
J’étais en section basket au collège Monod à la Folie-Couvrechef, à Caen, puis j’ai été repéré comme espoir et j’ai fait ma dernière année au collège Lemière. Pour faire un bac pro de photographe, j’ai poursuivi en seconde et première à l’école Arcade à Caen. La formation a fermé donc je fais ma terminale à Paris.

Qu’aimez-vous photographier hormis les visages ?
J’aime les bâtiments à l’abandon : les friches industrielles, mais aussi les beaux manoirs abandonnés. J’aime également photographier ce qui est en hauteur.

> Lire aussi : « We can be heroes ». Des SDF de Normandie au cœur d’un reportage solidaire

Inspiré par Lee Jeffries

Comment êtes-vous arrivé à Surface Sans Cible ?
C’est moi qui suis allé vers l’association. En première, je m’ennuyais à l’école Arcade et je cherchais des gens auxquels je pouvais montrer mon travail… des photographes, professionnels ou non, mais d’un bon niveau, qui pouvaient critiquer mes photos.

Quels sont les photographes qui vous inspirent ?
Le photographe britannique Lee Jeffries par exemple qui a exposé au YellowKorner, à Paris. Il photographie la pauvreté, les prostituées… des photos en noir et blanc qui ressemblent à des peintures.

À quel âge avez-vous eu votre premier appareil-photo ?
Je devais avoir 12 ans et j’allais souvent à Colombelles pour photographier les friches industrielles.

Informations pratiques :
Jusqu’au 22 février 2016, dans la salle du Scriptorium, à l’Abbaye-aux-Hommes, à Caen (Calvados)
Du lundi au jeudi, de 8h30 à 17h30, vendredi, de 8h30 à 16h30. Samedi, de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 17h. Dimanche de 9h45 à 12h45 et de 14h15 à 17h30.

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