Val-de-Reuil Eure. Le site d'Airbus à Val-de-Reuil sauvé, la moitié des salariés sur la sellette

Le site d'Airbus à Val-de-Reuil (Eure), incertain de son sort depuis des mois, sera repris à partir du 1er octobre 2015. Mais des doutes planent quant à la sauvegarde des emplois.

Mise à jour : 28/07/2015 à 17:46 par Gwénaëlle Fliti

120 personnes travaillent actuellement sur le site d'Airbus, rattaché à Val-de-Reuil depuis 1979. (© Tvabutzku1234 / Wikimedia)
120 personnes travaillent actuellement sur le site d'Airbus, rattaché à Val-de-Reuil depuis 1979. (© Tvabutzku1234 / Wikimedia)

Après dix-huit mois d’incertitudes, de doutes et d’inquiétudes pour les salariés de l’entreprise Cassidian/Airbus Défence & Space, à Val-de-Reuil (Eure), la nouvelle est tombée : Cordon Electronics, spécialiste en réparation électronique industrielle, va reprendre le site à compter du 1er octobre 2015.

> Lire aussi : Vives inquiétudes pour l’emploi sur le site d’Airbus de Val-de-Reuil

Cette solution ferme de reprise est le fruit de « difficiles négociations [entreprises] avec les plus hauts responsables d’Airbus », révèlent mardi 28 juillet 2015, dans un communiqué, Marc‐Antoine Jamet, maire de Val‐de‐Reuil et Nicolas Mayer‐Rossignol, président PS de la Région Haute-Normandie. Tous deux y saluent le soutien « décisif » des ministres de l’Industrie successifs, Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron, dans la prise de cette décision.

Quelles sont les promesses ?

Dans les grandes lignes, l’accord entre le site et son repreneur mentionne « que l’intégralité des activités conduites jusqu’à présent par Airbus [sera] poursuivie. [... et qu']un contrat de sous‐traitance portant sur les différents marchés conclus par Airbus avec la direction générale de l’armement » devra être signé.

Le maire de la Ville et le président de la Région se félicitent de cet engagement acté qu’ils perçoivent comme étant « une très bonne nouvelle pour Val‐de‐Reuil et la Haute‐Normandie ». Ils assurent que les salariés d’Airbus « ont d’ores et déjà manifesté leur approbation à la solution retenue » et que leurs expériences, leur savoir‐faire ainsi que leurs compétences seront préservés.

60 salariés sur la sellette

Des promesses qui n’empêchent pas la crainte d’un licenciement. D’après nos informations, sur les 120 salariés, la moitié pourrait être remerciée. Dans leur communiqué, Marc-Antoine Jamet et Nicolas Mayer‐Rossignol, restent néanmoins confiants et expliquent qu’Airbus compte justement mettre en place des solutions de reprise et de reclassement afin de sauvegarder des emplois.

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