Évreux Eure. Accusé d'avoir tué son meilleur ami, à Évreux. Un homme de 40 ans aux assises

Un homme de 40 ans est jugé, depuis le mercredi 20 janvier 2016, devant la cour d'assises de l'Eure. Il est soupçonné d'avoir tué un de ses amis, en novembre 2013, à Évreux.

Mise à jour : 20/01/2016 à 20:26 par La Rédaction

Un homme de 40 ans est jugé devant la Cour d'assises de l'Eure, suspecté du meurtre de son meilleur ami. (Photo d'illustration © Fotolia)
Un homme de 40 ans est jugé devant la cour d'assises de l'Eure, suspecté du meurtre d'un de ses amis. (Photo d'illustration © Fotolia)

Au matin du dimanche 17 novembre 2013, les sapeurs-pompiers sont appelés pour venir secourir un homme de 39 ans, grièvement blessé de plusieurs coups de couteau. Lorsque les policiers arrivent sur place, rue Molière, dans le quartier de La Madeleine à Évreux (Eure), la situation est tendue. Un attroupement s’est formé autour de la victime.

Un homme se trouve allongé. Il se tient le bas-ventre. Il a reçu plusieurs coups de couteau. Deux témoins disent qu’il s’est battu avec un autre homme », relate un enquêteur. « Le suspect, désigné par la foule, se trouvait en retrait de la scène, non-loin de là. »

Il est placé en garde à vue et mis à l’écart pour assurer sa sécurité, tandis que les sapeurs-pompiers et une équipe médicale du Samu s’affairent aux premiers secours. La victime est dans un état préoccupant, son pronostic vital est engagé. Il est d’abord conduit au centre hospitalier d’Évreux avant d’être transféré à Clamart (Hauts-de-Seine), où il est décédé moins de 48 heures plus tard. Une information judiciaire avait alors été ouverte pour homicide volontaire.

Certain que sa femme le trompait avec la victime

Le suspect, jugé pour homicide volontaire devant la Cour d’assises de l’Eure depuis le mercredi 20 janvier 2016, n’est autre qu’un très bon ami de la victime. Quelques semaines plus tôt, les deux protagonistes étaient de très bons copains. Tous les deux en couple, ils fréquentaient une église évangéliste d’un autre quartier d’Évreux, et, régulièrement, les deux couples s’invitaient.
Mais depuis quelques temps, des tensions sont apparues entre les deux couples d’amis. Le suspect est certain que sa femme le trompe. Avec son meilleur ami. Et ce dimanche, après une dispute violente par téléphone, la victime a pris la décision de se rendre chez le suspect pour éclaircir la situation. Il sonne à l’interphone. Le suspect descend, après s’être muni d’un tournevis, récupéré dans une trousse à outils.

Cinq coups, dont deux à l’abdomen

Dans un carré d’herbe, tout près de l’immeuble, les deux hommes en viennent aux mains. La victime est touchée à cinq reprises par un objet tranchant. Ce pourrait être le couteau retrouvé à proximité de la scène, dans un caniveau, et désigné par le suspect comme étant l’arme du crime.
L’homme de 38 ans est touché à deux reprises à l’abdomen. De bas en haut. Des plaies qui s’avéreront mortelles. Il présente également des marques à l’aisselle, à l’omoplate et à la lèvre, qui auraient pu être causées par des coups de couteau alors que la victime était baissée, ou accroupie. Des « gestes agressifs », qualifie le procureur, « portés dans un temps très court », confirme l’expert médico-légal.
Ces coups sont-ils des marques de défense, causées par le suspect en tentant de retourner l’arme contre la victime ? Ou sont-ils des coups directs, portés pour blesser, voire tuer ? C’est notamment ce que les experts, entendus par la Cour d’assises, devront établir.

Un des témoins de la scène, qui a porté assistance à la victime, dit avoir vu le suspect porter un coup de couteau. Un autre témoin dit que les deux hommes se battaient », indique l’enquêteur.

Le suspect est-il descendu armé ?

Les éléments recueillis par les policiers sont maigres. Et si les différents témoignages décrivent le suspect comme « une personne violente », le faible nombre de témoins de la scène ne permettent pour l’heure d’établir avec précision le déroulé de ces quelques minutes qui ont précédé l’arrivée des secours.
Enfin, les investigations ont porté sur l’arme du crime. Ou plutôt, les armes. Car le tournevis qu’aurait emporté le suspect et un autre couteau ont été découverts dans un buisson, à proximité des lieux de l’altercation. « Ce second couteau est beaucoup plus grand que le premier, avec une lame de 20 centimètres », poursuit un policier. Appartenait-il à la victime ou au suspect ? Le suspect est-il descendu armé ? Autant de questions auxquelles les auditions du suspect et des témoins devraient permettre de répondre.

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