Valognes Et si vous étiez le descendant d'un Viking ? En Normandie, des tests ADN pour le savoir

Des habitants de Normandie vont participer volontairement à une étude pour retrouver leur héritage scandinave. Ils subiront des tests ADN les 15 et 16 juin 2015 à Valognes (Manche)

Mise à jour : 25/05/2015 à 16:30 par Sophie Quesnel

Une équipe de chercheurs britanniques travaille actuellement pour établir les liens génétiques entre les habitants du Cotentin et leurs ancêtres Vikings (Flickr/creativecommons).
Une équipe de chercheurs britanniques travaille actuellement pour établir les liens génétiques entre les habitants du Cotentin et leurs ancêtres Vikings (Flickr/paweesit).

À Valognes (Manche), lundi 15 et mardi 16 juin 2015, une équipe de chercheurs de l’Université de Leicester (Royaume-Uni), va soumettre des volontaires locaux à des tests ADN afin de définir leurs origines et la part d’héritage scandinave dans leur patrimoine génétique. Pour cela, l’équipe souhaite collecter des échantillons ADN de volontaires afin d’examiner les marqueurs génétiques des lignées, masculines et féminines.

Une étude britannique

Une équipe de chercheurs de l’Université de Leicester, en Angleterre, a entamé une étude pour déterminer la contribution réelle des Vikings dans le patrimoine génétique des habitants du Cotentin. Le but des observations est de découvrir les origines de la colonisation et du peuplement de cette partie de la Normandie aux IXe et Xe siècles.

Un héritage très présent

L’héritage laissé par les Vikings dans le Cotentin est encore très présent de nos jours. De nombreux lieux portent des noms d’origine scandinave et les nombreuses familles aux patronymes dérivés de cette même langue, attestent de l’empreinte laissée par les hommes du Nord lors des invasions puis de leur établissement en Neustrie.

Des noms, des ancêtres

L’équipe de chercheurs va entrer en contact avec des personnes habitant dans le département de la Manche, et qui portent un patronyme Scandinave. Ainsi des Manchois du nom d’Anquetil, Dutot, Equilbec, Gonfray, Ingouf, Ansgot, Lanfry, Osouf, Osmont, Quetel, Tougis, Tostain, and Raoult… se sont inscrits spontanément pour participer à cette étude. Parallèlement à ces porteurs de patronymes à la consonance scandinave, les scientifiques vont rencontrer des personnes vivant aujourd’hui dans le nord du Cotentin, dont les quatre grands-parents sont nés et ont vécu (ou vivent encore) dans un rayon de 50 km de leur lieu de vie actuel.

Une telle stabilité dans la localisation géographique, et sur une période de trois générations en arrière, est un moyen très efficace d’utiliser l’ADN pour remonter dans le temps, et ce même sur de très longues périodes » expliquent les chercheurs.

Des analyses sanguines ont déjà été effectués dans des villages du Nord-Ouest de l’Angleterre. Elles ont permis d’isoler le dit « sang viking ». Le généticien, David Goldstein, a effectué cette analyse, qui a permis d’isoler, dans l’ADN, certains marqueurs qui indiquent une origine Viking. Pour confirmer ces premiers résultats, plus de 2 000 échantillons de salive d’habitants de Scandinavie ont été comparés. Les échantillons provenaient de lieux considérés aujourd’hui encore comme peuplés par les Vikings.

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