Fécamp Entretien avec Tony Parker, en camp d'été à Fécamp

Pour la sixième fois, le meneur des San Antonio Spurs organise son camp d’été à Fécamp. Arrivé hier de Chine, Tony Parker a accepté de répondre à nos questions. Entretien.

Dernière mise à jour : 12/07/2013 à 17:07

Tony Parker, une star très sollicitée par les jeunes stagiaires de Fécamp.
Tony Parker, une star très sollicitée par les jeunes stagiaires de Fécamp.

76actu : Comment se passe le camp ?
Tony Parker : Très bien, comme d’habitude, c’est la sixième année que nous le faisons. Cela fait toujours plaisir de revoir les anciens et d’accueillir les nouveaux.

Nous pouvons constater que vous vous impliquez beaucoup avec les jeunes, pour vous c’est essentiel ?
C’est toujours génial de jouer avec eux, répondre à leurs questions. C’est toujours un plaisir de voir un petit sourire.

Pour les jeunes c’est un rêve de vous voir. C’est aussi un plaisir pour vous ?
Moi, j’aurais aimé qu’un joueur NBA fasse cela à mon époque. Si je peux le faire et, en plus, dans la ville où j’ai commencé le basket, je trouve cela sympa.

Avez-vous l’impression que le basket progresse dans la région ?
Le basket français en général progresse. Nous sommes le pays le plus représenté en NBA. Le basket français se porte bien.

Votre père a joué à Fécamp, vous avez commencé ici, vos camps y sont organisés. Est-ce que vous pourriez vous investir dans le club de Fécamp ?
Pourquoi pas ? Pour l’instant, je suis avec l’ASVEL mais pourquoi  ne pas avoir un club satellite, c’est une question que l’on peut se poser.

Comment va votre santé ? (Ndlr : il s’est blessé durant les finales NBA.)
Oui, cela va beaucoup mieux.

Prendrez-vous des vacances ? Vous venez d’enchaîner 87 matches en NBA, une tournée en Chine, votre camp et la préparation de l’équipe de France arrive.
J’en prends, ne vous inquiétez pas. Quand je serai à la retraite, j’en aurai plus. Pour le moment, il faut en profiter. De plus, j’ai de bons sponsors qui s’occupent bien de moi. La tournée en Chine était géniale. Une expérience unique. Je n’ai pas à me plaindre :  j’ai la belle vie.

Concernant l’équipe de France, Ronny Turiaf ne participera pas à l’Euro car il prend du repos, après avoir beaucoup donné au maillot bleu. Pourriez-vous faire le même choix ?
Je vais aller jusqu’au Jeux Olympiques de 2016 à Rio. Je respecte les décisions de tout le monde, chacun a son programme. Moi, j’adore jouer sous le maillot bleu, c’est un honneur.

Vous allez à l’Euro avec beaucoup d’ambitions ?

Il y a pas mal d’absents, mais on va voir comment l’équipe va fonctionner et on verra.

Le camp Tony Parker : 127 jeunes de toute la France

Ils sont 127 jeunes venus de toute la France pour participer à cette première semaine de stage, parmi eux sept Fécampois. « Depuis trois ans nous avons environ le même nombre de basketteurs qui viennent participer » explique Alexis Rambur, ancien joueur du Spo Rouen (Pro B) qui vient de s’engager avec Avignon (N2).

Un emploi du temps chargé

Le rythme de ces apprentis basketteurs est soutenu puisque les journées sont bien remplies. Dès 9h, ils sont sur les terrains afin de travailler les fondamentaux, ensuite à 11h ils participent à des challenges qui leur font gagner des récompenses. De 12h à 14h30, la pause déjeunée est bien méritée avant de remettre cela avec du travail collectif jusqu’à 16h. Ensuite des matches sont organisés, avec la pause repas du soir, les petits « Parker » en herbe retrouvent les dortoirs à 21h. Pas besoin de berceuse pour endormir les stagiaires.

La Ville de Fécamp aux premières loges

La ville de Fécamp s’implique beaucoup dans l’organisation du stage, comme le souligne Alexis Rambur : « La Ville se plie en quatre. Tout est mis à disposition, c’est top. Le service des sports fait énormément et toute la partie administrative est gérée par la Ville de Fécamp ».

La semaine prochaine, de nouveaux pensionnaires arriveront : ce sera la partie élite. Des joueurs des championnats de France Cadets, ou bien encore des joueurs espoirs dans des clubs de Pro A vont venir user le parquet Fécampois.

Nous avons eu par exemple Jérémy Nzeulie qui vient d’être champion de France avec Nanterre. Il y a un très bon niveau. Cela reproduit la méthode des camps Américains,  souligne Alexis Rambur. Mais celui que tous les jeunes veulent voir, c’est bien sûr Tony Parker !

Un rêve de gosse

Le numéro 9 des Spurs se promène sur les différents terrains afin de donner des conseils. Il est au milieu des basketteurs. « Tony aime être au contact des jeunes, et à la fin de la semaine il tient à connaître le prénom de tous les joueurs », précise l’ancien joueur du Spor. TP n’hésite d’ailleurs pas à organiser des trois contre trois auxquels il participe. Théo, 14 ans, et Valentin, 15 ans, ont les yeux qui brillent une fois la rencontre terminée.

C’est un rêve, il y a un mois, il jouait les finales NBA et là on jouait contre lui, expliquent les deux adolescents, des souvenirs plein la tête.

Fécamp, 76
  1. [...] minutes de la confrontation, notamment grâce à un Tony Parker décisif. Au mois de juillet, 76actu avait rencontré la star des San Antonio Spurs durant son camp d’entrainement à Fécamp. Extrait [...]
  2. [...] at his basketball camp in France, he reiterated to French website 76actu, that he would plan on trying-out for the team again after France finished sixth in London that he [...]