Condé-sur-Sarthe Dans l'Orne, encore des agressions dans « la prison la plus sécurisée de France »

Samedi 3 octobre 2015, deux surveillants pénitentiaires ont été agressés par des détenus à la prison de Condé-sur-Sarthe, près d'Alençon (Orne). Le syndicat FO réclame des Taser.

Mise à jour : 05/10/2015 à 17:11 par Arnaud Truchet

À Condé-sur-Sarthe, deux surveillants pénitentiaires ont été agressés. FO réclame des Tasers (Photo : Fotolia)
À Condé-sur-Sarthe (Orne), deux surveillants pénitentiaires ont été agressés. FO réclame des Taser. (Photo d'illustration : Fotolia)

Samedi 3 octobre 2015, deux surveillants pénitentiaires ont été victimes d’agressions à la prison de Condé-sur-Sarthe, près d’Alençon (Orne). Transportés aux urgences, ils auraient refusé d’être placés en arrêt maladie « pour ne pas désorganiser les emplois du temps », explique à Normandie-actu Emmanuel Baudin, secrétaire interrégional de Force ouvrière (FO) pénitentiaire. Le syndicat dénonce un regain de tensions à l’encontre des surveillants, dans cette prison qui figure parmi les plus sécurisées de France.

Les surveillants réclament des Taser et des aérosols au poivre

L’un des surveillants aurait reçu un coup de poing au visage tandis que l’autre aurait été blessé à l’aide d’un stylo. Face à ces deux nouvelles agressions, le syndicat FO demande des armes de dissuasion non létales :

Dans le quartier d’isolement et le quartier disciplinaire – les plus difficiles – nous voulons qu’au moins un des surveillants soit équipé d’un Taser. Nous pourrions faire une première expérimentation de plusieurs mois. Le but est de l’utiliser comme outil de dissuasion. Les surveillants pénitentiaires veulent également être équipés de bombes aérosols au poivre, comme dans d’autres établissements.

Ils déplorent depuis plusieurs semaines un climat qui se dégrade :

La situation est de plus en plus tendue. Jets d’urine, insultes, menaces de mort sont très fréquents. Vendredi 2 octobre 2015, un autre surveillant s’est fait attaquer, mais il a pu parer le coup porté avec une arme artisanale.

C’est dans cette même prison, qu’en juin 2014, Youssouf Fofana, l’ancien cerveau du « gang des barbares » à l’origine de la mort d’Ilan Halimi, avait agressé deux surveillants. Il avait été condamné à trois ans de prison supplémentaires pour cette agression.

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