Fécamp En Seine-Maritime, après un licenciement à La Poste, des facteurs sont en grève

Les syndicats CGT et Sud ont lancé un appel à la grève reconductible, en Seine-Maritime, lundi 15 février 2016. Ils dénoncent le licenciement d'un de leurs collègues. Explications.

Mise à jour : 16/02/2016 à 12:17 par La Rédaction

Les syndicats de La Poste ont lancé un appel à la grève, après le licenciement d'un de leurs collègues (Illustration Fotolia)
Les syndicats de La Poste ont lancé un appel à la grève en Seine-Maritime après le licenciement d'un de leurs collègues. (Illustration © Fotolia)

Les syndicats CGT FATP (Fédération des activités postales et de télécommunication) et Sud, de Seine-Maritime, ont appelé l’ensemble du personnel de Fécamp et de tout le département à une grève reconductible, depuis le lundi 15 février 2016, pour dénoncer le licenciement de leur collègue, à La Poste. Un rassemblement s’est tenu dès 7h30, au centre de distribution de Saint-Valéry-en-Caux.

Ni préavis, ni prime, ni entretien préalable

Notre collègue Julien, père de deux enfants dont un de trois mois, s’est vu signifier par voie d’huissier la fin de son contrat, sans entretien préalable, sans prime de licenciement, sans aucun préavis, ni commission consultative paritaire, une instance obligatoire à La Poste, où siègent les élus du personnel », dénoncent les syndicats.

Pour eux, il s’agit là d’une « rupture de CDI sans procédure », dont la conséquence est « de mettre toute une famille dans la détresse sociale et financière ». La CGT a également mis le préavis de grève à disposition de l’ensemble des facteurs de Seine-Maritime.
Mardi 16 février, la CGT appelait « l’ensemble du personnel du courrier de Seine-Maritime à se mobiliser, devant la direction de Haute-Normandie, à Rouen ».

La direction de La Poste évoque une décision de justice…

La direction de La Poste, elle, rappelle que « le modèle social du groupe La Poste s’articule autour d’engagements très clairs : aucun licenciement ou de mobilité imposée ». Selon la direction, le conflit porte « sur la rupture de relation contractuelle avec un facteur ». Et, selon la direction, « le taux de grévistes pour la journée du 15 février 2016 s’élevait à 1, 24% sur le département de la Seine-Maritime ». Il serait de 2%, mardi 16 février. 
Concernant la rupture contractuelle, sur laquelle porte le conflit, la direction cite un arrêt du 2 février 2016 : « la cour d’Appel de Rouen a annulé le jugement du Conseil des prud’hommes de Rouen en date du 28 avril 2014, suite à la saisine d’un agent de l’établissement de Fécamp. Cet arrêt annule le jugement rendu en première instance en ce qu’il avait requalifié les contrats à durée déterminée en un contrat à durée indéterminée. La Poste prend acte de cette décision de justice. Donc conformément à la décision juridique rendue par la cour d’Appel de Rouen, la relation contractuelle entre La Poste et l’agent est rompue. La Poste respectueuse des principes fondamentaux de la République a appliqué la décision de l’autorité judiciaire compétente. Il n’appartient pas à La Poste de remettre en cause une décision de justice. L’entreprise ne peut y déroger, la décision juridique doit être appliquée. »

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