Flers En Normandie, un distributeur automatique de cigarettes... électroniques

Vapotard, un magasin de cigarettes électroniques, situé à Flers dans l'Orne, s'est équipé d'un distributeur automatique de e-cigarettes et de ses recharges. Une petite révolution.

Mise à jour : 06/07/2015 à 20:14 par Gwénaëlle Fliti

© Vapotard
Rue de Domfront, le distributeur de e-liquide est accessible sans interruption. (© Vapotard)

À l’entrée d’une petite boutique à Flers dans l’Orne, un distributeur d’un nouveau genre a fait son apparition. Qu’y trouve-t-on ? Pas de cash ou de friandises mais… des recharges de e-liquide pour vapoteurs en manque ! Le magasin de cigarettes électroniques Vapotard, situé rue de Domfront, s’est équipé de cet automate il y a trois semaines.

Des recharges liquides, même le dimanche

Contacté par téléphone, Sacha Chabot, le gérant, explique sa démarche :

Mon but n’est pas de faire de l’argent. Seulement que mes clients ne replongent pas dans la cigarette classique ».

Tout est parti de l’envie d’apporter une solution aux vapoteurs se retrouvant en panne sèche de liquide le dimanche et les jours fériés.
Pour utiliser cet appareil, le processus est simple. Il suffit de retirer sa carte-client dans le magasin, sur présentation de sa carte d’identité (afin de prouver sa majorité) et de la créditer avec sa carte bancaire. Le client peut ensuite s’en servir en l’insérant dans l’automate. Ne lui reste plus qu’à choisir ses produits (cigarettes électroniques, produits de recharge, accessoires, etc) grâce à l’écran tactile. Ce nouveau service commence à attirer la clientèle. Alors que le magasin physique est fermé entre 12h et 14h, « le distributeur a enregistré trois ventes rien qu’au déjeuner », rapporte Sacha Chabot, plutôt satisfait.

25 000 euros injectés

Le système a coûté 25 000 euros à Vapotard, sans compter l’abonnement au terminal de paiement (environ 200 euros par mois). Rentabiliser l’investissement risque d’être long. Sacha Chabot confirme : « C’est très difficile de savoir si la machine va nous rapporter ou non ». Dans tous les cas, « l’automate aide à fidéliser la clientèle », se rassure-t-il.
Mais a-t-on vraiment le droit de vendre des e-cigarettes dans un distributeur et d’en faire la publicité sur sa façade de magasin ? D’après Sacha Chabot, aucun problème, l’Europe aurait autorisé la publicité des cigarettes électroniques sur les lieux de vente jusqu’à mai 2016. Quant à la vente en elle-même, il assure être en règle par rapport aux directives émises par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) et le ministère de la Santé.

Dans les premiers à se lancer

Vapotard (dans l’Orne et dans la Manche) est le second magasin de e-cigarettes en Normandie à se lancer dans la vente par distributeur, après un concurrent à Caen. S’il est un peu tôt pour faire un premier bilan, Sacha Chabot en est sûr : pour réussir, « dans ce métier, il faut sans cesse innover. »

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