Le Petit-Quevilly En Normandie, Pôle emploi condamné pour harcèlement moral

En Normandie, l'ex-direction régionale de Pôle emploi Haute-Normandie a été condamnée à payer 20 000 euros de dommages et intérêts à une salariée de Petit-Quevilly, près de Rouen.

Mise à jour : 22/01/2016 à 18:30 par La Rédaction

Le responsable hiérarchique et le directeur régional avaient été remplacés à la suite d'une chute de l'employée dans les escaliers. (Photo d'illustration)
Le responsable hiérarchique et le directeur régional avaient été remplacés à la suite d'une chute de l'employée dans les escaliers. (Photo d'illustration)

Pôle emploi a été condamnée à payer 20 000 euros de dommages et intérêts à une salariée de son agence de Petit-Quevilly, près de Rouen (Seine-Maritime), victime de harcèlement moral. L’ex-direction régionale « Haute-Normandie » de l’organisme, qui était poursuivie devant les prud’hommes, est soupçonnée d’avoir tardé à « prendre les mesures nécessaires pour mettre fin » à une « situation conflictuelle ». Un problème qu’elle avait signalé à plusieurs reprises.
L’employée, responsable d’équipe, avait signalé en mars 2011 à sa hiérarchie les « difficultés auxquelles elle était confrontée » et avait renouvelé cette alerte à deux reprises au cours de l’été 2011. Rien n’aurait été fait pour mettre fin à ce problème.

Une chute dans les escaliers

Interrogée par l’AFP, la direction régionale, qui a depuis fusionné avec celle de la Basse-Normandie, a pris connaissance du jugement des prud’hommes et entend « prendre le temps d’en faire une analyse. »
La direction du travail avait mené une inspection, qui a conclu que cette ambiance « a été source de mal-être, voire de souffrance ». Le supérieur hiérarchique ainsi que le directeur régional avaient finalement été remplacés, à la suite d’une chute de la salariée dans un escalier « à la sortie d’un entretien dans le bureau » de son responsable, en janvier 2013. Cette chute avait été reconnue comme accident du travail.
En plus des 20 000 euros de dommages et intérêts pour le harcèlement moral, l’employée touchera 5 000 euros de dommages et intérêts pour « manquement à une obligation de sécurité ». Pôle emploi devra également régler 2 500 euros de frais de procédure. Depuis l’accident de janvier 2013, la salariée n’a pas repris le travail.

Avec AFP

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