Évrecy En Normandie, Greenpeace bloque un convoi transportant le couvercle de l'EPR de Flamanville

Des militants de Greenpeace ont bloqué un convoi transportant le couvercle de la cuve du réacteur nucléaire de Flamanville (Manche), vendredi 12 février 2016, près de Caen.

Mise à jour : 12/02/2016 à 14:22 par La Rédaction

Les militants de Greenpeace ont bloqué le convoi transportant le couvercle de la cuve du réacteur de l'EPR de Flamanville (Photo : © Greenpeace)
Les militants de Greenpeace ont bloqué le convoi transportant le couvercle de la cuve du réacteur de l'EPR de Flamanville (Photo : © Greenpeace)

Greenpeace avait dénoncé la non-conformité du couvercle de la cuve du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), lorsque celui-ci a quitté l’usine d’Areva à Chalons-sur-Saône, lundi 8 février 2016. Arrivé en Normandie, les militants de l’organisation non-gouvernementale ont décidé de passer à l’action. Vendredi 12 février , à Evrecy, près de Caen (Calvados), des membres ont bloqué le convoi. « Depuis 7h30, douze militants de Greenpeace bloquent à Evrecy près de Caen un convoi exceptionnel transportant le couvercle de la cuve de l’EPR, malgré sa non-conformité aux minima de sûreté », a indiqué l’organisation dans un communiqué.

Vers 13h30, les derniers militants ont été délogés par les gendarmes. Le convoi est reparti.

Une anomalie détectée

En avril 2015, une anomalie avait été détectée dans la composition de l’acier du couvercle et du fond de la cuve du réacteur de troisième génération, fabriqués par Areva et assemblés par l’électricien EDF. L’anomalie est liée à la présence d’une forte concentration en carbone à certains endroits, qui conduit à des propriétés mécaniques moins bonnes qu’attendu, notamment une moindre résistance. En décembre, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait pourtant donné son feu vert au programme d’essais d’Areva, qui doit conduire de nouveaux tests pour démontrer la résistance de ces équipements clés du futur réacteur.
« Au-delà de l’EPR en lui-même, c’est l’intenable équation de l’industrie nucléaire qui est pointée du doigt, ajoute Greenpeace. Alors que le gouvernement doit faire des annonces concrètes, secteur par secteur, avant la fin du mois sur la transition énergétique, Greenpeace pose la question de la cohérence entre les orientations de la loi et les actes d’EDF », conclut le communiqué.

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