Ailly Dans deux cimetières de l'Eure, une cinquantaine de tombes saccagées

Une cinquantaine de tombes anciennes ont été saccagées dans les cimetières de deux communes, dans l'Eure, début mai 2015. Une enquête a été ouverte.

Mise à jour : 17/05/2015 à 07:51 par La Rédaction

Une cinquantaine de tombes ont été saccagées en mai 2015, dans deux cimetières du département de l'Eure (Photo L'Impartial)
Une cinquantaine de tombes ont été saccagées en mai 2015, dans deux cimetières du département de l'Eure (Photo L'Impartial)

Les faits remonteraient à la nuit du 5 au mercredi 6 mai 2015, sur la commune de Ailly (Eure), près de Gaillon : une cinquantaine de tombes anciennes auraient été vandalisées, dans le cimetière de la commune, mais aussi dans celui de Fontaine-Bellanger, une commune voisine. La cellule d’identification criminelle de la gendarmerie est venue faire des constatations sur les lieux, indiquent nos confrères de L’Impartial.
Le maire de la commune de Fontaine-Bellenger, Jean-Claude Dupuis, a expliqué à nos confrères, avec fatalisme, que « c’est déjà la quatrième fois que le cimetière est vandalisé », ajoutant qu’il s’y rend désormais chaque soir. Une vigilance qui n’empêche visiblement pas les vandales d’agir.
En Seine-Maritime, des faits similaires ont été commis récemment : des profanations ne présentant aucun caractère religieux, politique ou ethnique avaient été constatées à Caudebec-lès-Elbeuf, au sud de Rouen, en avril 2015. Puis, quelques jours plus tard, c’est dans le cimetière de la commune voisine de Saint-Aubin-lès-Elbeuf que cinq stèles anciennes avaient été dégradées.

Notre article, ici > Tombes profanées dans deux cimetières au sud de Rouen : patrouilles de police mises en place

Dans le Calvados,  « plusieurs dizaines de crucifix avaient été déplacés, certains d’entre eux retournés et plantés dans le sol », le 17 février 2015, à Tracy-su-Mer. Des faits qui avaient été révélés par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et qui avaient suscité le « dégoût » et « l’indignation » de Manuel Valls, le Premier ministre, deux jours après la profanation de 250 tombes dans le cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin).

Notre article, ici >Un cimetière vandalisé dans le Calvados : Manuel Valls dit son « dégoût »

Nous vous rappelons qu'en envoyant votre commentaire vous acceptez de respecter la charte de modération. Vous êtes pénalement responsable de vos écrits.