Le Petit-Quevilly Coups de couteau à la sortie d'une discothèque, près de Rouen. Un suspect en prison

En mars 2014, il aurait agressé un homme au couteau en sortie de discothèque, près de Rouen (Seine-Maritime). Un suspect a été interpellé vendredi 15 janvier 2016, à Elbeuf. Récit.

Mise à jour : 19/01/2016 à 12:49 par Isabelle Villy

Les analyses scientifiques ont permis d'identifier un ADN et de confondre l'auteur de coups de couteau, près de Rouen (Seine-Maritime), le 15 mars 2014 (Photo d'illustration © Police nationale)
Les analyses scientifiques ont permis d'identifier un ADN et de confondre l'auteur de coups de couteau, près de Rouen (Seine-Maritime), le 15 mars 2014 (Photo d'illustration © Police nationale)

Presque deux ans après les faits, la victime n’a pas oublié son agresseur. Le 16 mars 2014, alors qu’il sortait d’une discothèque située boulevard du 11 Novembre, au Petit-Quevilly, près de Rouen (Seine-Maritime), un homme âgé de 30 ans était victime de coups de couteau, alors qu’il voulait défendre une de ses amies, importunée par deux clients de la boîte. L’agresseur a été interpellé… vendredi 15 janvier 2016, à Elbeuf, et placé en garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle de la sûreté départementale pour violences volontaires avec arme en réunion et usurpation d’identité.

Cinq coups de couteau au total

Lorsque la victime a voulu défendre son amie, l’un des deux clients avait sorti un couteau, l’exhibant devant lui. Il s’est alors mis en position de défense et le suspect a continué de jouer du couteau. Finalement, la victime est partie en courant vers le rond-point des Bruyères, mais a été rapidement rattrapée. L’un des deux hommes lui a fait une balayette, il est tombé et l’agresseur au couteau s’est mis à califourchon sur lui. Il a alors commencé à lui asséner des coups de couteau : cinq au total, qui l’ont touché au visage, au thorax, à un doigt… », détaillent à Normandie-actu les enquêteurs de la brigade criminelle.

Un ADN isolé sur un vêtement oublié dans la discothèque

C’est finalement le vigile de la discothèque qui mettra en fuite les deux hommes…dont on n’entendra plus parler pendant pratiquement deux ans, pour au moins l’un d’eux. Mais pendant ce temps, l’enquête a bien entendu suivi son cours : il se trouve que l’un des deux suspects en fuite avait, à l’époque, oublié une veste au vestiaire de la discothèque, qui a immédiatement été envoyée au laboratoire scientifique de Lille, pour analyses.

Un ADN a pu être isolé. Intégré au fichier automatisé des empreintes digitales (FEAD), il a fait ressortir trois identités différentes », soulignent les enquêteurs, dont l’une correspondait à un homme qui a pu être mis hors de cause pour l’agression.

Trois identités, un seul visage

Trois identités, mais un seul visage toutefois. Un portrait a été diffusé en septembre 2015. Et c’est vendredi 15 janvier que le suspect a été repéré, interpellé… et qu’il a une nouvelle fois donné une fausse identité aux policiers. Au cours de son audition, il a expliqué qu’il donnait de fausses identités, car il était en situation irrégulière, mais en attente de papiers, dont il aurait fait la demande en préfecture. Toujours est-il que les enquêteurs ne savent toujours rien de lui : ni sa vraie identité, ni son pays d’origine. Il n’a par ailleurs communiqué aucune adresse, ce qui a rendu toute perquisition d’un éventuel domicile impossible.

Il dit qu’il aurait 24 ans et qu’il serait né en Algérie. Mais nous n’avons aucun moyen de vérifier cela pour l’instant, d’autant que d’autres identités qu’il a utilisées le prétendent natif du Maroc », poursuivent les enquêteurs.

Jugement en comparution immédiate

Quoi qu’il en soit et même s’il nie être l’auteur de l’agression du 16 mars 2014, il a tout de même été formellement identifié par sa victime. Le suspect a été déféré au parquet samedi 16 janvier 2016 et placé en détention provisoire, en attendant son jugement en comparution immédiate, prévue mardi 19 janvier 2016. Le deuxième homme impliqué dans l’agression n’a toujours pas été retrouvé.

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