Lisieux Chantage sexuel sur des adolescents, en Normandie. L'ex-entraîneur de basket devant le tribunal

L'ex-entraîneur de basket, soupçonné de corruption sur 17 mineurs dans le Calvados comparaissait devant le tribunal, mardi 22 mars 2016. Délibéré prévu le 23 avril prochain.

Mise à jour : 23/03/2016 à 20:12 par Julien Bouteiller

L'homme comparaît à Lisieux (Calvados) pour avoir fait chanter des adolescents via les réseaux sociaux (photo d'illustration)
L'homme comparaît à Lisieux (Calvados) , soupçonné d'avoir fait chanter des adolescents via les réseaux sociaux. (Photo d'illustration)

Le procès était attendu. Mardi 22 mars 2016, un ancien entraîneur de basket comparaissait devant le tribunal correctionnel de Lisieux (Calvados), soupçonné de corruptions et tentatives de corruptions de mineurs. Il aurait demandé à 17 adolescents, âgés de 11 à 15 ans, de s’exhiber sur Internet. Des scènes filmées par webcam et dont il se serait servi pour faire chanter les mineurs.

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Il aurait utilisé pendant des années un faux profil Facebook, se faisant passer pour une jeune fille, afin de séduire les jeunes garçons et leur demander de se masturber devant la caméra. Il aurait ensuite obligé les adolescents à s’exhiber régulièrement, sous peine de divulguer de prétendus enregistrements vidéos sur les réseaux sociaux et dans l’entourage des victimes.

Il exprime des regrets

D’après nos confrères du Pays d’Auge, l’ancien entraîneur de basket aurait exprimé des regrets durant l’audience, qui a duré environ quatre heures :

Je regrette. Ces jeunes m’ont fait confiance, je n’avais pas le droit de les trahir. J’étais mal dans ma peau, je cherchais un exutoire. C’était un jeu de rôles. Quand je refermais mon ordinateur, je revenais dans la vraie vie. Je dois être sanctionné, a-t-il affirmé devant les victimes et leurs familles.

Des regrets qui n’apaisent pas la colère et la souffrance des adolescents. Aline, mère d’un des enfants et porte-parole des familles des victimes :

Rien ne dit dans l’expertise psychiatrique qu’il est malade. Il a dit vouloir rentrer dans l’intimité des enfants. Mais on ne rentre pas ainsi dans leur intimité ! C’est un manipulateur. Il s’est excusé, mais c’est trop tard, le mal est fait.

Délibéré le 26 avril

Après avoir entendu les témoignages de l’accusé et de deux victimes, le procureur a demandé deux ans de suivi socio-judiciaire avec obligation de soin. Une peine qu’il souhaite assortie d’un sursis de dix mois. Le procureur a également réclamé l’interdiction d’exercer une activité en contact avec les mineurs.
Le délibéré sera rendu par le tribunal, mardi 26 avril 2016.

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